Les autorités judiciaires espagnoles ont engagé, ce lundi 22 juin, une procédure disciplinaire à l’encontre du juge qui instruit l’affaire visant Begoña Gómez, l’épouse du chef du gouvernement Pedro Sánchez. Ce nouveau développement intervient alors que Mme Gómez est poursuivie pour des faits de corruption et s’est vu signifier une interdiction de quitter le territoire espagnol.
L’ouverture de cette procédure contre le magistrat, dont l’identité n’a pas été divulguée, constitue un rebondissement dans un dossier déjà très sensible sur le plan politique. Les motifs exacts de cette action disciplinaire n’ont pas été précisés par les instances compétentes. On ignore également si elle est liée à la conduite de l’enquête ou à d’autres manquements.
Le couple Sánchez se trouve sous le feu des projecteurs depuis que l’épouse du Premier ministre a été citée dans des soupçons de corruption, une affaire qui alimente les débats au sein de la classe politique espagnole. L’interdiction de quitter le territoire prononcée à son encontre avait déjà suscité de vives réactions, tant de la part de l’opposition que de la majorité.
La procédure disciplinaire ouverte contre le juge pourrait entraîner des conséquences sur le déroulement de l’instruction, même si aucun lien direct n’a été officiellement établi. Les observateurs estiment que cette décision ajoute une couche de complexité à une affaire qui mêle justice et politique. Les prochaines étapes judiciaires seront scrutées de près, alors que l’Espagne suit avec attention l’évolution de ce dossier.