Une attaque à l’explosif a secoué la principauté de Monaco dans la soirée du lundi 29 juin. Un colis piégé a détoné dans un appartement d’un immeuble résidentiel, faisant trois blessés, dont l’homme d’affaires ukrainien Vadym Yermolaiev. Les autorités locales ont indiqué que le couple, âgé d’une cinquantaine d’années, se trouve dans un état grave, tandis qu’un adolescent de 13 ans, vraisemblablement un membre de la famille, a été moins sérieusement atteint.
Enquête en cours
Les investigations, confiées à la police monégasque, ont rapidement progressé grâce au réseau de vidéosurveillance de la ville. Selon les premières déclarations des autorités, le suspect a pu être identifié. Il se serait enfui vers la France immédiatement après l’explosion. Les forces de l’ordre des deux pays sont en contact pour tenter de localiser et d’interpeller le fugitif. Aucun mobile n’a été officiellement avancé pour l’instant, mais les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse, y compris celle d’un acte ciblé visant l’oligarque.
Une figure controversée
Vadym Yermolaiev, connu pour ses liens avec l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovytch, est une figure controversée. Il est notamment visé par des sanctions de l’Union européenne depuis 2014 en raison de son rôle présumé dans le détournement de fonds publics ukrainiens. L’homme d’affaires résidait régulièrement à Monaco, où il possédait un appartement dans le quartier du Larvotto. Son épouse, qui se trouvait à ses côtés au moment de l’explosion, a également été hospitalisée en urgence. Le pronostic vital des deux adultes n’est pas encore connu, mais leur état est jugé très sérieux.
Réactions et conséquences
La principauté de Monaco, habituellement épargnée par ce type de violence, a renforcé les mesures de sécurité aux abords des établissements de santé où les blessés sont pris en charge. Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque. La presse ukrainienne s’est emparée de l’affaire, rappelant que Yermolaiev, bien que sous sanctions européennes, n’a jamais été jugé en Ukraine pour des faits de corruption. L’enquête se poursuit, et les autorités monégasques ont promis de rendre publics des éléments supplémentaires dans les prochaines heures.