Les San Antonio Spurs sont dos au mur. Battus 97-95 sur le parquet du Madison Square Garden, ils concèdent une deuxième défaite consécutive face aux New York Knicks en finale NBA. La série bascule désormais au Texas, où les Spurs devront impérativement remporter les deux prochains matchs pour rester en vie.
Victor Wembanyama a pourtant réalisé une performance aboutie, répondant aux attentes après un premier match plus compliqué. Le rookie français a pesé des deux côtés du terrain, mais sa dernière tentative, un tir potentiellement égalisateur dans les ultimes secondes, n'a pas trouvé le fond du filet. Il a manqué l'occasion d'offrir la victoire à son équipe au terme d'une fin de match haletante.
Des décisions arbitrales contestées
Au-delà de l'issue du match, la rencontre a été marquée par la colère du camp new-yorkais. L'entraîneur des Knicks, Tom Thibodeau, n'a pas caché son exaspération après certaines décisions arbitrales. « Je n’aurais jamais pensé voir ça », a-t-il lancé, en référence à des fautes non sifflées selon lui au détriment de ses joueurs. Il a notamment pointé du doigt ce qu'il estime être un traitement de faveur accordé à Wembanyama, trouvant que l'arbitrage ne sanctionnait pas suffisamment les contacts qu'il subissait.
Les tops et flops du Game 3
Les observateurs ont souligné plusieurs enseignements de ce troisième acte. La performance de la star française a été saluée : plus agressif et dominant dans la raquette, il a su imposer sa taille et sa mobilité. Cependant, le secteur collectif a montré des failles : les Knicks ont excellé dans l'intensité défensive et l'adresse extérieure, tandis que les Spurs ont peiné dans les moments cruciaux, en particulier aux lancers francs.
Parmi les points faibles côté texan, le collectif offensif est apparu trop dépendant de Wembanyama. Les shoots ouverts n'ont pas été convertis avec suffisamment de constance, et l'absence d'un second créateur fiable en fin de possession s'est fait sentir. Côté new-yorkais, le duo formé par Jalen Brunson et Julius Randle a fait la différence par son expérience et sa froideur à la ligne des lancers dans le money time.
Une série qui se complique pour San Antonio
Âgés de seulement 22 ans, les Spurs se trouvent confrontés à une situation inédite dans l'histoire récente de la franchise : être menés 2-0 en finale. Aucune équipe n'a remporté le titre après avoir perdu les deux premiers matches de la série finale depuis que la NBA a adopté le format 2-3-2 en 1985 – avant son remplacement par le 2-2-1-1-1. Mais le précédent des Cavaliers en 2016, qui avaient remonté un 3-1 contre Golden State, rappelle que rien n'est impossible.
Pour y parvenir, San Antonio devra avant tout retrouver une adresse fiable derrière l'arc et limiter les pertes de balle. Surtout, il faudra que le reste de l'effectif fournisse un soutien offensif plus régulier à Wembanyama, que les défenses adverses commencent à cibler de façon systématique avec des prises à deux.
Le Game 4 est programmé dans deux jours, toujours à New York. En cas de nouveau revers, les Spurs se retrouveraient au bord du gouffre, à une défaite de l'élimination.