Les autorités russes ont confirmé un bilan de sept morts et vingt-quatre blessés à la suite d’une attaque de drones attribuée à l’Ukraine contre un centre logistique de l’entreprise Wildberries, un géant du commerce en ligne, situé dans l’oblast de Moscou. L’information a été communiquée par les responsables locaux, qui ont qualifié l’incident de nouvelle escalade dans le conflit.

Un raid d’ampleur dans la région de la capitale

Dans la même nuit, une vague de drones a également visé la région de Moscou. Selon le gouverneur régional Andreï Vorobyov, quatre-vingt-un engins ont été abattus par la défense antiaérienne dans le ciel de la région. Les frappes ont touché plusieurs localités, notamment Pionersky, dans le district d’Istra, où trois personnes ont été tuées et trois autres blessées par la chute d’un drone. À Solnechnogorsk, un immeuble d’habitation a été endommagé, faisant deux blessés, a précisé le gouverneur sur Telegram.

Une réponse annoncée par Moscou

Face à cette offensive, les autorités russes ont immédiatement promis une riposte. « Une réponse militaire adaptée sera apportée », a fait savoir le ministère de la Défense, sans préciser la nature ni le calendrier de cette réplique. Cette déclaration intervient alors que l’Ukraine a considérablement intensifié ses frappes de drones en profondeur sur le territoire russe ces dernières semaines, visant des infrastructures économiques et logistiques pour affaiblir la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.

Kiev revendique des frappes contre des sites logistiques

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a revendiqué la responsabilité des frappes contre des sites logistiques en Russie, les présentant comme des actions légitimes de défense. « Nous avons atteint des cibles qui approvisionnent l’armée russe », a-t-il déclaré, confirmant une stratégie visant à perturber les chaînes d’approvisionnement ennemies. L’état-major ukrainien a par ailleurs fait état de soixante-neuf affrontements sur la ligne de front au cours de la même journée, soulignant l’intensité des combats.

Un contexte d’escalade généralisée

Cette attaque s’inscrit dans une série d’opérations ukrainiennes visant des infrastructures russes. Quelques jours plus tôt, Kiev avait annoncé avoir touché douze navires russes en mer Noire par des drones, puis revendiqué l’attaque de plus de cent navires de la « flotte fantôme » russe en mer d’Azov sur une période de huit jours. Des frappes ont également été menées contre des pétroliers de transbordement dans la mer d’Azov, dans le but de réduire les exportations de brut russes. Selon des sources officielles ukrainiennes, ces opérations visent à « assécher les capacités de financement de la guerre de Moscou ».

Bilan humain et dégâts matériels

Outre le centre logistique Wildberries, des incendies ont été signalés dans la région de Stavropol, dans le sud-ouest de la Russie, à la suite d’une « attaque ennemie » qui a déclenché un feu sur une zone industrielle du village de Viazniki, sans faire de victimes, a rapporté le gouverneur local Vladimir Vladimirov. Les autorités russes n’ont pas communiqué de bilan global des différentes frappes de cette nuit-là, mais les dégâts matériels sont considérés comme importants.

Une guerre des drones qui s’intensifie

Depuis plusieurs semaines, les forces ukrainiennes multiplient les raids de drones à longue portée contre des cibles situées à des centaines de kilomètres de leurs frontières. Ces attaques, qui visent des raffineries, des centres logistiques et des infrastructures portuaires, témoignent d’une capacité de frappe accrue de Kiev. En représailles, la Russie continue de bombarder quotidiennement des villes ukrainiennes, sans qu’aucune issue diplomatique ne se profile à l’horizon, plus de quatre ans après le début du conflit.