Le conflit entre les États-Unis et l'Iran a connu une escalade significative. Après que le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes «d'auto-défense» contre des cibles iraniennes, Téhéran a riposté en affirmant avoir visé des bases américaines dans deux pays du Golfe.
L'Iran déclare avoir frappé des bases américaines
Les Gardiens de la révolution islamique ont déclaré avoir attaqué des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Selon un communiqué du Corps, «au cours de deux vagues d'opérations, dix-huit cibles importantes appartenant à l'armée américaine» ont été touchées sur les bases aériennes d'Ali Al Salem et d'Ahmed Al Jaber au Koweït. L'armée iranienne a également affirmé avoir pris pour cible la «base aérienne Sheikh Isa» à Bahreïn. Aucune information n'a été communiquée sur l'ampleur des dégâts causés par ces tirs.
Washington annonce la fin de ses frappes
De son côté, le CENTCOM a indiqué que ses dernières opérations étaient «achevées». Dans un message publié sur la plateforme X, il a précisé que des «forces du CENTCOM ont lancé des frappes contre des capacités de surveillance militaire iraniennes, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne à travers l'Iran». Des actifs du Corps des Marines, de l'Armée de l'air et de la Marine américains ont tiré des munitions de précision «sur des cibles iraniennes qui représentaient une menace pour les forces américaines et les navires marchands internationaux transitant dans les eaux régionales», selon la même source. Le communiqué justifie ces actions par «l'agression injustifiée et continue de l'Iran». Les forces américaines se disent «vigilantes, létales et prêtes».
Les précédents des frappes
Cette nouvelle salve de tirs fait suite à une escalade progressive. Washington avait déjà effectué un premier cycle de frappes contre des sites iraniens, après avoir imputé à Téhéran l'écrasement d'un hélicoptère d'attaque au large d'Oman. Le Pentagone, par la voix de son chef, avait annoncé que ces nouvelles frappes seraient «fortes» et «claires».
Réactions internationales et situation dans le Golfe
Sur le plan diplomatique, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lancé un appel à la retenue. Mettant en garde contre le fait que «le Moyen-Orient est entraîné plus profondément dans la crise et que les conséquences dépassent de loin la région», il a déclaré : «Cette semaine a apporté des attaques plus larges et une nouvelle détérioration alors que le cessez-le-feu ressemble plus à un moindre feu.» Il a exhorté «toutes les parties à œuvrer en faveur d'une solution diplomatique», lançant un appel : «Plus d'attaques. Plus d'excuses.»
Aucune information officielle n'a été communiquée sur une éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, une information qui a circulé et que les autorités militaires américaines ont démentie. Par ailleurs, le président Donald Trump a affirmé avoir parlé à de hauts responsables iraniens qui lui auraient demandé d'arrêter les bombardements, une information démentie par Téhéran.