L'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran se poursuit. Le Commandement central des forces américaines (Centcom) a annoncé, dimanche 19 juillet, avoir achevé une huitième nuit consécutive de frappes contre des cibles iraniennes. Ces raids visaient précisément les unités du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) impliquées dans l'attaque survenue le 17 juillet en Jordanie, qui a coûté la vie à deux soldats américains.

Selon un communiqué du Centcom, les forces américaines ont pris pour cible des sites militaires en Iran ainsi que les éléments du CGRI ayant lancé l'assaut contre des membres de l'armée américaine stationnés en Jordanie. L'opération s'inscrit dans le cadre d'une réponse graduée à l'attaque meurtrière de la semaine dernière.

En réaction, les autorités iraniennes ont fait état d'une riposte de grande ampleur. La télévision d'État iranienne a rapporté, dans la matinée de dimanche, que les forces armées iraniennes avaient mené des attaques avec des drones « suicide » contre deux bases militaires américaines au Koweït. Selon la même source, le dépôt de munitions du camp Udairi, ainsi que le système radar Patriot et le radar de surveillance aérienne de la base aérienne Ali Al-Salem, ont été visés.

Ces frappes constituent une nouvelle escalade dans le conflit qui oppose les deux pays depuis plusieurs jours. Les États-Unis avaient déjà mené des frappes contre des infrastructures iraniennes ces derniers jours, touchant notamment des ponts et un aéroport, selon des informations antérieures. La mort des deux soldats américains en Jordanie avait provoqué une vive émotion aux États-Unis et un durcissement de la position militaire de Washington.

De son côté, un haut responsable iranien avait menacé d'une « offensive totale » si les bombardements américains ne cessaient pas, ajoutant une dimension de menace directe à la crise. Les frappes de dimanche sur le Koweït semblent concrétiser cette menace, même si l'Iran n'a pas officiellement confirmé l'ampleur des dégâts causés.

Aucun bilan humain ou matériel n'a été communiqué dans l'immédiat, ni par les autorités américaines, ni par le Koweït. Le Centcom n'a pas encore réagi aux allégations iraniennes concernant les attaques contre les bases koweïtiennes. La situation reste extrêmement tendue au Moyen-Orient, avec un risque d'embrasement régional que plusieurs capitales étrangères tentent de conjurer par la voie diplomatique.