Gérald Darmanin a clairement signifié son refus de quitter ses fonctions, répondant aux critiques qui se sont multipliées dans la foulée du décès de Lyhanna, une fillette dont le corps a été retrouvé dans le Gers. Le ministre de l'Intérieur a estimé qu'une démission « aurait diminué mon autorité », s'opposant ainsi aux appels lancés par plusieurs figures politiques, dont le président du Rassemblement national Jordan Bardella.
Des failles pointées du doigt
Ce dernier avait jugé que le ministre aurait dû, « par honneur et par décence », présenter sa démission au chef de l'État. Le président du parti d'extrême droite a également dénoncé ce qu'il considère comme des défaillances dans la gestion du profil du suspect, évoquant « un prédateur multisignalé » contre lequel « rien n'a été fait pour protéger la société d'un type et d'un profil dont on savait manifestement qu'il était dangereux ».
Le ministre justifie son maintien
Face à ces attaques, Gérald Darmanin a justifié sa position en expliquant qu'une démission aurait nui à son autorité. Il n'a pas précisé quelles suites il entendait donner aux interrogations sur l'action de ses services, mais son refus est sans équivoque. Les obsèques de Lyhanna se sont déroulées dans la plus stricte intimité à Fleurance, tandis que la controverse politique continue d'enfler autour du traitement de l'affaire par les autorités.
Une polémique qui persiste
Alors que le ministre semble vouloir tourner la page, les critiques venues de l'opposition et d'une partie de la majorité ne faiblissent pas. La question de la responsabilité politique dans ce drame reste posée, plusieurs voix estimant que le ministre de l'Intérieur aurait dû tirer les conséquences des failles révélées par l'enquête.