Les dirigeants des principales économies mondiales et des figures de proue du secteur de l'intelligence artificielle se sont retrouvés ce mercredi 17 juin à Évian-les-Bains, en France, pour un déjeuner de travail dédié aux enjeux de l'IA. Cette réunion, qui s'inscrit dans le cadre du sommet du G7, visait à aborder collectivement les perspectives offertes par cette technologie ainsi que les menaces qu'elle pourrait représenter.
Parmi les participants figuraient Sam Altman, directeur général d'OpenAI, créateur du chatbot ChatGPT. Ce dernier a défendu l'idée que l'IA bouleversera la société et a appelé les gouvernements à en atténuer les conséquences, notamment en redistribuant une partie des bénéfices aux citoyens. Son entreprise a récemment publié un document de treize pages comparant l'essor de l'IA à la révolution industrielle et exhortant les législateurs à répondre à ce « bouleversement technologique avec ambition ».
Dario Amodei, cofondateur d'Anthropic, était également présent. Sa société est à l'origine de modèles d'IA de pointe qui suscitent d'importantes préoccupations sécuritaires. Le gouvernement américain s'est déjà opposé à certaines utilisations des modèles d'Anthropic dans un contexte militaire et a récemment restreint l'accès de ressortissants étrangers à certains de ces outils. Un autre cofondateur de la société, Christopher Olah, avait assisté en mai à la présentation par le pape Léon XIV d'une nouvelle directive majeure sur les dangers de l'intelligence artificielle.
Arthur Mensch, cofondateur de la société française Mistral, a pris part aux échanges, représentant une entreprise européenne parmi les plus en vue dans le domaine de l'IA. Il se trouve au cœur d'une initiative des dirigeants européens visant à réduire la dépendance du continent vis-à-vis des technologies américaines, initiative dans laquelle Mistral pourrait jouer un rôle clé.
Autres participants
Au-delà de ces trois figures, plusieurs autres dirigeants technologiques ont été conviés. Demis Hassabis, de Google DeepMind, Alexandr Wang, de Meta, et Marc Benioff, de Salesforce, représentaient les géants américains. Le volet européen comprenait Uljan Sharka, de Domyn, Robin Rombach, de Black Forest Labs, et Victor Riparbelli, de Synthesia. Étaient également présents Aidan Gomez, de la société canadienne Cohere, Ren Ito, du japonais Sakana, et Vivek Raghavan, de l'indien Sarvam.
Cette réunion illustre la volonté du G7 de dialoguer directement avec les acteurs qui façonnent l'évolution de l'intelligence artificielle, alors que les gouvernements tentent de définir un cadre commun pour encadrer cette technologie tout en soutenant l'innovation.