Un contrat de très grande ampleur serait en préparation entre deux géants de la technologie. D'après des informations rapportées récemment, Google aurait sollicité Intel pour la fourniture de plus de trois millions de puces destinées à ses serveurs. La livraison de ces composants interviendrait en 2028.

Cette commande, si elle se confirme, représenterait un volume considérable pour Intel, qui traverse une période de restructuration et cherche à renforcer sa présence sur le marché des semi-conducteurs pour centres de données. Le groupe californien, historiquement dominant dans ce secteur, fait face à une concurrence accrue de la part de fournisseurs asiatiques et de nouveaux entrants.

Un contexte de forte demande liée à l'intelligence artificielle

Cette transaction potentielle s'expliquerait par la pression exercée sur le leader taïwanais TSMC, qui peinerait à satisfaire la demande explosive en puces spécialisées pour l'intelligence artificielle. Google, comme d'autres grands acteurs du cloud, cherche à sécuriser ses approvisionnements dans un marché où les capacités de production sont tendues. Le recours à Intel permettrait de diversifier les sources et de réduire la dépendance vis-à-vis d'un seul fabricant.

Le choix d'Intel pourrait également être motivé par des considérations géopolitiques. Les États-Unis encouragent la production nationale de semi-conducteurs afin de limiter les risques liés aux tensions commerciales avec la Chine et de renforcer la souveraineté technologique américaine. Intel bénéficie de ces orientations et de subventions publiques dans le cadre du CHIPS Act.

Des implications industrielles et financières

Pour Intel, une telle commande représenterait un signal fort de regain de compétitivité, après plusieurs années difficiles marquées par des retards de fabrication et une perte de parts de marché. L'entreprise a récemment investi massivement dans de nouvelles usines, notamment dans l'Ohio et en Arizona, pour augmenter ses capacités et attirer de grands clients externes.

Ni Google ni Intel n'ont officiellement commenté ces informations à ce stade. Les discussions pourraient encore évoluer, et les détails précis du contrat (montant, modèles de puces, conditions) n'ont pas été divulgués.

Une fenêtre de livraison fixée à 2028

La date de livraison évoquée, 2028, suggère qu'il s'agit d'une planification à moyen terme, tenant compte des délais de conception, de fabrication et de test des nouveaux processeurs. Cette échéance coïncide avec le cycle de renouvellement des infrastructures de calcul de Google, qui pourrait intégrer ces puces dans ses futurs datacenters pour répondre aux besoins croissants en puissance de calcul liés à l'IA générative et aux autres charges de travail intensives.