Le jeune prodige italien a inscrit son nom au palmarès du Grand Prix de Monaco en s'imposant dimanche au volant de sa Mercedes, décrochant par la même occasion un cinquième succès d'affilée cette saison. Parti en pole position, Kimi Antonelli (19 ans) est devenu le plus jeune pilote à triompher sur le circuit urbain de la Principauté, effaçant des registres un record qui tenait depuis plusieurs décennies. Sa victoire, acquise au terme d'une épreuve marquée par un drapeau rouge tardif pour inspection de la piste, lui permet d'accroître son avance en tête du championnat du monde.

Une fin de course sous haute tension

Le scénario de la course a basculé dans ses derniers instants lorsqu'un accident a impliqué le pilote Ferrari Charles Leclerc, provoquant une interruption de près de quarante minutes. Les commissaires ont alors constaté une détérioration du revêtement au niveau du dernier virage, nécessitant des réparations urgentes avant toute reprise. À la suite de cette interruption, la direction de course a opté pour un nouveau départ arrêté. Antonelli, qui avait bâti une confortable avance dans les premiers tours, a dû gérer cette relance sous une pression intense. « Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de repartir, mais quand la notification est tombée, j'ai rassemblé mes émotions et je me suis reconcentré. Une fois que j'ai pris le premier virage en tête, j'ai pu savourer les derniers tours », a confié le pilote Mercedes.

Un duel avec Hamilton pour le podium

Sur la ligne de départ de la relance, le Britannique Lewis Hamilton, coéquipier d'Antonelli chez Ferrari, occupait la deuxième place sur la grille. Bien que le départ du jeune Italien ait été légèrement hésitant, il a réussi à conserver la tête de la course dans le premier virage. Hamilton a terminé deuxième, décrochant son huitième podium à Monaco et égalant ainsi le record du regretté Ayrton Senna. Le pilote Ferrari grimpe à la deuxième place du classement général, à 66 points d'Antonelli, dépassant George Russell. La troisième marche du podium revient provisoirement à Isack Hadjar (Red Bull), qui faisait l'objet d'une enquête des commissaires sportifs pour plusieurs infractions présumées.

Une revanche sur l'échec de l'an passé

Cette victoire revêt une saveur particulière pour Antonelli, qui avait terminé dernier pour sa première apparition à Monaco l'année précédente. « Ce fut un week-end incroyable et une course incroyable », a-t-il déclaré, soulignant la « confiance » que lui a donnée la « rythme incroyable » de sa monoplace. Le dernier succès italien dans cette épreuve remontait à 2004, avec la victoire de Jarno Trulli, sous les couleurs de Renault. Antonelli n'était alors pas encore né.