Le groupe pharmaceutique britannique GSK a annoncé ce mardi l'acquisition de la société américaine Nuvalent, une biotech spécialisée dans les traitements contre le cancer, pour un montant de 10,6 milliards de dollars (environ 7,9 milliards de livres sterling). Cette opération, l'une des plus importantes de l'histoire du laboratoire, a été scellée par son nouveau directeur général, Luke Miels, qui a pris ses fonctions après le départ d'Emma Walmsley.

Nuvalent, dont le siège se situe à Boston, développe plusieurs médicaments anticancéreux, dont trois ciblant le cancer du poumon. L'accord inclut notamment deux traitements de dernière génération, le zidesamtinib et le neladalkib, destinés au cancer du poumon non à petites cellules. Ces molécules sont actuellement examinées par l'agence américaine du médicament (FDA), qui doit rendre ses décisions respectivement en septembre et novembre prochains.

En cas d'approbation, ces deux médicaments pourraient être commercialisés d'ici la fin de l'année et générer chacun plusieurs milliards de dollars de revenus annuels. Ils visent à offrir une durée de traitement plus longue et une meilleure qualité de vie aux patients, grâce à une meilleure tolérance et un ciblage des mutations à l'origine du cancer du poumon. Ces mutations touchent particulièrement des adultes non-fumeurs âgés de 40 à 50 ans, avec une prédominance féminine.

Ce rachat s'inscrit dans une série d'acquisitions récentes menées par GSK pour renforcer sa présence dans le domaine de l'oncologie. La transaction, qui valorise Nuvalent à un niveau élevé, témoigne de l'ambition du nouveau dirigeant de dynamiser le portefeuille de médicaments du groupe. Les analystes du secteur suivront de près l'intégration de cette biotech et le lancement commercial des deux traitements vedettes si la FDA donne son feu vert.