Le gouvernement néerlandais a levé la quarantaine qui frappait la quasi-totalité des passagers et membres d’équipage du MV Hondius, un navire de croisière immobilisé aux Pays-Bas après la détection de plusieurs cas de hantavirus à son bord. L’annonce a été faite jeudi par Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur son compte officiel sur un réseau social.

Une mesure sanitaire levée pour l’immense majorité des personnes confinées

Les autorités sanitaires néerlandaises ont jugé que le risque de transmission du virus était désormais suffisamment maîtrisé pour autoriser la sortie de la plupart des occupants du bateau. Seules quelques personnes restent placées sous surveillance médicale ou en isolement, en raison de symptômes persistants ou de résultats d’analyses toujours en attente. Aucun chiffre précis n’a été communiqué par les responsables sur le nombre exact de personnes encore concernées par des restrictions.

Le MV Hondius, un navire battant pavillon néerlandais, avait été placé en quarantaine au large des côtes des Pays-Bas après l’apparition de plusieurs cas d’infection par le hantavirus, un pathogène qui peut provoquer une maladie respiratoire grave. L’alerte avait été déclenchée à la suite de la mise en évidence de contaminations parmi les passagers et le personnel navigant.

Une épidémie circonscrite au navire

Selon les informations disponibles, les autorités sanitaires estiment que la propagation du virus est restée limitée à l’enceinte du navire. Aucun cas n’a été signalé à terre en lien avec cette flambée épidémique. Les investigations épidémiologiques se poursuivent pour déterminer l’origine exacte de la contamination et identifier les éventuels facteurs de risque à bord.

Le hantavirus, dont le variant en cause est le virus Andes, se transmet principalement par inhalation de particules infectées présentes dans les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs sauvages. Dans de rares cas, une transmission interhumaine peut survenir, notamment dans des contextes de proximité prolongée. Les autorités sanitaires ont rappelé l’importance de mesures d’hygiène rigoureuses pour prévenir ce type de foyer.

Un dénouement rapide mais sous surveillance

Le déconfinement massif des passagers intervient après une période d’isolement d’une durée non précisée, mais jugée suffisante par les experts pour écarter tout risque résiduel de contagion. Les personnes libérées ont reçu des consignes sanitaires à suivre après leur départ, notamment une surveillance de leur état de santé pendant plusieurs jours et la consultation d’un médecin en cas d’apparition de fièvre, de toux ou de difficultés respiratoires.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a salué la réaction rapide des autorités néerlandaises et de l’équipage du navire, qui ont permis de contenir l’épidémie. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance internationale face aux risques émergents liés aux zoonoses, ces maladies qui se transmettent de l’animal à l’homme.

Contexte plus large

Cette alerte sanitaire survient dans un contexte de multiplication des foyers de hantavirus, qui a suscité une inquiétude croissante dans plusieurs régions du monde. La souche responsable des cas à bord du MV Hondius est celle du virus Andes, particulièrement présent en Amérique du Sud, mais dont des cas importés ont déjà été observés ailleurs. L’épisode néerlandais illustre la capacité de ce pathogène à se propager dans des espaces confinés comme les navires de croisière, où la densité de population et les activités collectives facilitent la transmission.

Les autorités sanitaires néerlandaises continuent de collaborer avec l’OMS et les autorités des pays d’origine des passagers pour assurer un suivi épidémiologique coordonné. Le navire, quant à lui, reste à quai pour une opération de décontamination approfondie avant toute reprise de ses activités.