L'épisode sanitaire lié au hantavirus à bord du MV Hondius, un navire de croisière polaire, devrait connaître son épilogue officiel dans les prochains jours. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la date du 2 juillet marquera la fin officielle de l'épidémie, un mois après son déclenchement.
Le navire, qui transportait plusieurs centaines de passagers et membres d'équipage, avait été placé sous quarantaine à la suite de la détection de plusieurs cas de hantavirus, une infection virale grave transmise par des rongeurs. L'épidémie a causé au moins un décès et plusieurs hospitalisations, suscitant une vive inquiétude parmi les voyageurs et les autorités sanitaires locales.
Les autorités de santé publique, en coordination avec l'OMS, ont mis en place des mesures de contrôle strictes, notamment des tests de dépistage, des isolations ciblées et des protocoles de désinfection. La levée progressive de la quarantaine avait été annoncée à la mi-juin pour la quasi-totalité des passagers, après que les analyses eurent confirmé l'absence de nouveaux cas depuis plusieurs jours.
L'annonce de la date de fin officielle, fixée au 2 juillet, intervient après une période d'observation de deux fois la durée d'incubation maximale du virus, conformément aux recommandations internationales. L'OMS précise qu'aucun nouveau cas n'a été recensé au cours des dernières semaines, ce qui permet de considérer l'épidémie comme maîtrisée.
Le MV Hondius, un navire de la compagnie Oceanwide Expeditions, est spécialisé dans les croisières d'exploration en Antarctique et en Arctique. Il avait été immobilisé dans un port d'Amérique du Sud après l'apparition des premiers symptômes. Les passagers, après avoir été testés et soumis à des restrictions de déplacement, ont pu regagner leurs domiciles. L'équipage, également touché, a bénéficié de soins et de mesures de suivi.
Les autorités sanitaires locales ont salué la coopération des passagers et du personnel du navire, qui a permis de limiter la propagation. L'OMS rappelle que le hantavirus, bien que rare, nécessite une vigilance particulière dans les zones où les rongeurs sont porteurs. Aucune transmission interhumaine n'a été documentée dans le cadre de cette épidémie, ce qui a facilité la gestion de la crise.
Avec la fin officielle annoncée, les dernières restrictions sanitaires seront levées. Toutefois, les autorités recommandent de maintenir une surveillance médicale pour les personnes ayant été en contact prolongé avec l'environnement contaminé. Le navire, après désinfection complète, pourrait reprendre ses activités dans les semaines suivantes, sous réserve de l'accord des autorités portuaires.