L'offre formelle de Frasers Group
Le groupe britannique Frasers Group, propriétaire de l'enseigne Sports Direct et contrôlé par Mike Ashley, a officialisé une offre de rachat visant à acquérir la totalité du capital d'Hugo Boss. L'opération, dévoilée en fin de journée mercredi, valorise le spécialiste allemand du prêt-à-porter de luxe à environ 1,98 milliard d'euros (1,73 milliard de livres sterling). Frasers Group, qui détient déjà un peu plus de 26 % des actions de la société, propose 38 euros par action en numéraire, soit une prime de 4,3 % par rapport au cours de clôture de la veille.
Réaction du marché et de la direction d'Hugo Boss
L'annonce a provoqué une vive réaction boursière. L'action Hugo Boss a bondi de près de 7 % dans les premiers échanges jeudi, grimpant jusqu'à 39 euros avant de se stabiliser à 38,84 euros, soit une progression de 6,5 %. En revanche, le titre Frasers Group a reculé de 2,5 % en début de séance.
La direction d'Hugo Boss a indiqué qu'elle examinerait la proposition « en profondeur ». Dans un communiqué publié tard mercredi, elle a précisé que la démarche de Frasers Group n'était pas coordonnée avec la société. Le conseil d'administration a promis de prendre une décision éclairée après une analyse minutieuse.
Stratégie de long terme de Frasers Group
Cette offre s'inscrit dans une stratégie d'accumulation progressive de parts au sein d'Hugo Boss, que Frasers Group mène depuis 2020. Le groupe britannique a régulièrement renforcé sa participation dans le plus grand groupe de mode de luxe allemand, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 4,3 milliards d'euros l'année dernière. Cette prise de contrôle potentielle représente un investissement majeur pour Frasers Group, qui cherche à étendre son empreinte dans le secteur de la mode haut de gamme.
Prochaines étapes
L'issue de l'offre dépend désormais de la décision du conseil d'administration d'Hugo Boss et de l'approbation des autorités réglementaires compétentes. Les actionnaires d'Hugo Boss devront également se prononcer sur cette proposition. L'opération, si elle aboutit, marquerait un tournant significatif dans la consolidation du secteur du luxe en Europe.