Le feu qui a dévasté plusieurs localités du sud-est de l’Espagne, dans la province d’Almería, a causé la mort d’au moins treize personnes, selon les derniers bilans officiels. Parmi les victimes figurent cinq ressortissants britanniques, trois Belges, une Française et un Espagnol, ainsi qu’une autre personne dont la nationalité n’a pas encore été précisée. Une Britannique de 93 ans, hospitalisée avec des brûlures graves après avoir été piégée par les flammes, est décédée à l’hôpital, portant le nombre de morts à treize.

Un bilan qui a connu plusieurs révisions

Les autorités andalouses avaient initialement communiqué un bilan de douze morts, avant de le réévaluer à la hausse. Des divergences subsistent toutefois sur le sort de certaines personnes portées disparues. Une ressortissante française figure ainsi toujours parmi les personnes non localisées, selon des informations non officielles. L’ambassade de France à Madrid attend les résultats des analyses d’identification pour confirmer ou infirmer son décès.

Le président du gouvernement sur place

Pedro Sánchez, le chef du gouvernement espagnol, s’est rendu dimanche sur les lieux de la catastrophe, où il a rencontré les équipes de secours et les autorités locales. Il s’est entretenu avec le président de la région d’Andalousie, Juan Manuel Moreno, qui avait annoncé plus tôt dans la journée que l’incendie était « stabilisé ». Ce dernier a précisé sur le réseau social X que le sinistre était désormais « circonscrit et contenu », permettant le retour progressif des quelque mille personnes qui avaient été évacuées.

Un feu d’une violence extrême

Déclenché jeudi 9 juillet, l’incendie s’est propagé à une vitesse exceptionnelle, atteignant parfois 100 mètres par minute, favorisé par des températures caniculaires et des vents violents. Environ 3 200 hectares de végétation ont été réduits en cendres. De nombreuses habitations, notamment des résidences secondaires de vacanciers étrangers, ont été détruites.

Un câble électrique abandonné en cause

Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un câble électrique qui aurait été abandonné sur place, dont l’échauffement aurait provoqué un court-circuit ou une étincelle dans des conditions de sécheresse extrême. Cette piste, évoquée dès les premières heures, n’a pas encore été officiellement confirmée par les autorités judiciaires, mais elle est jugée très probable par les experts dépêchés sur le terrain.

Des questions sur l’alerte et l’urbanisation

Ce drame relance le débat en Espagne sur l’efficacité des systèmes d’alerte précoce et sur l’urbanisation parfois désordonnée des zones rurales andalouses. Plusieurs victimes ont péri en tentant de fuir à pied ou en voiture, sans avoir été averties à temps de la progression du feu. Les associations de défense de l’environnement réclament des mesures plus strictes pour prévenir les feux de forêt dans un contexte de changement climatique qui aggrave les épisodes de sécheresse et de canicule.