Le gouvernement dresse un bilan provisoire de la saison des incendies. Invité d'une émission radiophonique lundi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que les forces de l'ordre avaient interpellé 111 personnes depuis le début de l'année pour des départs de feu volontaires ou accidentels. Ces interpellations ont eu lieu dans 22 départements, a-t-il précisé.
Le ministre a également communiqué le chiffre de « un peu moins de 40 000 hectares » de végétation brûlés sur la même période. Ce bilan, encore provisoire, témoigne de l'ampleur de la saison des feux, alors que plusieurs régions du sud de la France connaissent une sécheresse persistante.
Une très large majorité de feux d'origine humaine
Laurent Nuñez a rappelé que « neuf feux sur dix sont d'origine humaine », qu'elle soit intentionnelle ou accidentelle. Ce constat souligne l'importance de la prévention et de la vigilance citoyenne, a-t-il ajouté. Les interpellations effectuées ces derniers mois concernent aussi bien des pyromanes présumés que des personnes ayant commis des imprudences (jets de mégots, travaux à proximité de zones sèches, etc.).
Le ministre a salué le travail des pompiers et des gendarmes, qui multiplient les patrouilles et les opérations de surveillance dans les massifs forestiers. Il a également annoncé que des moyens aériens supplémentaires avaient été déployés dans les zones les plus exposées.
Un bilan en hausse par rapport aux années précédentes
Avec près de 40 000 hectares brûlés, la France se dirige vers l'une des pires saisons des incendies de la décennie. Pour mémoire, en 2022, l'été avait déjà été marqué par des mégafeux dans le Sud-Ouest, mais les données actuelles montrent une précocité et une extension géographique des sinistres.
Les autorités appellent la population à la plus grande prudence, notamment dans les départements placés en alerte sécheresse ou en risque incendie. Des arrêtés préfectoraux interdisent ou réglementent l'accès à certains massifs, l'usage du feu et les activités à risque.