Ce jeudi 2 juillet, Israël a observé une journée de commémoration à l'occasion du millième jour des attaques perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023. Une minute de silence a été respectée dans tout le pays à 10 heures locales, tandis que le premier hommage s'est déroulé à 6h29, instant précis du déclenchement de l'assaut qui a coûté la vie à 1 221 personnes, en grande majorité des civils.

L'organisation « Comité octobre », créée par des proches de victimes et d'anciens otages, est à l'initiative de plusieurs temps forts. Des rassemblements ont eu lieu devant la Knesset, le Parlement israélien, ainsi que devant les résidences de membres du gouvernement. À Tel-Aviv, l'esplanade du musée des Beaux-Arts, connue jusqu'alors comme la « place des Otages », a été officiellement renommée « place de la Mémoire ». Le parc Hayarkon de la métropole côtière a accueilli en soirée la cérémonie principale, réunissant familles endeuillées et figures du mouvement contestataire qui critique la gestion des autorités.

Dans un message diffusé en début de semaine, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré : « Cette journée nous rappelle notre responsabilité globale et le poids qui repose sur nos épaules. Nous nous souvenons, nous apprenons et nous nous préparons à la poursuite du combat et aux nombreux défis qui nous attendent encore. »

Un conflit toujours ouvert

Ces commémorations interviennent alors qu'un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025 entre Israël et la bande de Gaza, après plus de deux ans d'opérations militaires. Les hostilités, déclenchées par l'attaque du 7-Octobre, se sont ensuite étendues à d'autres fronts régionaux, impliquant notamment le Hezbollah libanais. La question des otages toujours détenus à Gaza reste au cœur des préoccupations et alimente les dissensions entre les familles, la société civile et le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu.

Divisions internes

Les hommages de ce 1000e jour se déroulent dans un climat de profondes divisions politiques. Les critiques à l'encontre de l'exécutif se multiplient, tant sur la conduite de la guerre que sur l'absence d'un accord pour la libération des captifs. Les proches des disparus, organisés en collectifs, réclament des comptes et une transparence accrue. Ces tensions, qui traversent la société israélienne, ont été perceptibles lors des rassemblements de la journée, où se mêlaient recueillement et revendications.

Alors que le pays marque cette étape symbolique, le chemin vers une paix durable semble encore incertain, et les plaies ouvertes le 7 octobre 2023 restent vives.