Le président et fondateur de JD.com, Richard Qiangdong Liu, a déclaré que les robots finiront par remplacer l’intégralité des quelque 700 000 livreurs employés par le groupe. Cette annonce a été faite le 21 juin, lors du forum des dirigeants de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC). Selon des propos rapportés par le Financial Times, il a affirmé qu’une fois que les robots assureront les livraisons de colis, « tôt ou tard, les coursiers ne seront plus nécessaires ».

JD.com, qui gère l’ensemble de sa chaîne de valeur — du stockage à la commercialisation et à la distribution —, emploie aujourd’hui environ 700 000 livreurs. Pour éviter des licenciements secs, l’entreprise a noué des partenariats avec une centaine d’instituts de formation. Richard Liu a précisé que ces collaborations visent à offrir des reconversions, notamment dans les métiers de la réparation et de la maintenance des robots. Selon lui, le recours massif aux machines devrait « améliorer la vie humaine » et rendre le travail « plus intéressant », une vision qu’il a défendue devant les participants du forum.

Des robots déjà déployés sur le terrain

JD Logistics, la filiale logistique du groupe, utilise déjà plusieurs centaines de robots de livraison en Chine. Ces petits véhicules autonomes opèrent principalement dans des espaces fermés comme les campus universitaires, les quartiers résidentiels ou les zones de bureaux, à partir de stations dédiées ou de magasins. En octobre 2025, JD Logistics a annoncé un plan ambitieux : acquérir trois millions de robots, un million de véhicules autonomes et 100 000 drones au cours des cinq années suivantes.

Une tendance qui dépasse JD.com

Le mouvement ne se limite pas à JD.com. À la fin de l’année 2024, la Chine comptait plus de 6 000 véhicules de livraison autonomes, selon des données disponibles. Plusieurs concurrents investissent massivement dans la robotique. Meituan, spécialisé dans la livraison de repas et de courses, et Alibaba, via sa filiale Cainiao, figurent parmi les principaux acteurs. Aux États-Unis, Amazon accélère également l’automatisation de ses opérations de livraison, illustrant une tendance mondiale à la robotisation des services logistiques.