Les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver des Alpes 2030 franchissent une étape décisive ce vendredi 19 juin avec l'officialisation de la carte des sites qui accueilleront les différentes disciplines. Après des mois de discussions, le président du conseil d'administration du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), Edgard Grospiron, a indiqué que cette carte serait actée le 19 juin, puis présentée au Comité international olympique (CIO) le 22 juin et dévoilée au grand public le 29 juin.
Le modèle « éclaté », déjà utilisé pour les Jeux de Milan-Cortina 2026, sera reconduit. Le périmètre retenu englobe la Savoie, la Haute-Savoie, Lyon et le Briançonnais. La ville de Nice, initialement pressentie pour accueillir une partie des épreuves de glace, a été écartée après le refus de son nouveau maire, Eric Ciotti, d'installer une patinoire provisoire dans le stade municipal. Ce retrait a contraint les organisateurs à rapatrier en urgence le pôle glace vers Lyon et sa métropole.
Lyon hérite du pôle glace
La capitale des Gaules et ses environs doivent désormais accueillir un ensemble conséquent de compétitions : 75 matches de hockey sur glace, 150 épreuves de curling, 16 sessions de patinage artistique, neuf compétitions de short-track, ainsi que les épreuves paralympiques de glace. À cela s'ajoutent la construction d'un village des athlètes et d'un hub médiatique. Les organisateurs sont engagés dans une course contre la montre pour finaliser l'implantation de ces équipements.
Ski alpin : un arbitrage entre Val d'Isère et Méribel
Un dossier reste à trancher : l'attribution des épreuves techniques de ski alpin (slalom et géant). Si les épreuves de vitesse (descente et Super G) devraient se dérouler à Courchevel, le site des épreuves techniques n'était toujours pas fixé à la veille de la réunion. Le choix se joue entre Val d'Isère et Méribel. Cette question était en suspens depuis la phase de candidature de la France.
Le reste de la carte se précise
La Plagne, seule piste olympique française en activité, accueillera le bobsleigh, la luge et le skeleton. La Clusaz sera le théâtre du ski de fond, tandis que le Grand-Bornand organisera le biathlon. Dans le Briançonnais, Serre-Chevalier recevra le ski acrobatique, les bosses et le big air, et Montgenèvre accueillera le halfpipe, le slopestyle, le cross et le slalom géant parallèle de snowboard. Le ski-alpinisme, sport additionnel, trouvera également sa place dans ce pôle.
Les épreuves de patinage de vitesse se tiendront aux Pays-Bas, comme prévu dès la candidature française, la France ayant renoncé à construire un anneau de glace dédié.
Paralympiques et disciplines additionnelles
Les épreuves paralympiques se répartiront entre La Clusaz et Courchevel pour le ski, et Lyon pour la glace. En parallèle, les organisateurs attendent d'éventuelles nouvelles disciplines que pourrait annoncer le CIO, comme le patinage synchronisé ou le freeride.
La ministre des Sports, Marina Ferrari, a qualifié cette carte des sites de « nouveau jalon décisif » pour l'organisation des Jeux. Une fois complétée, elle sera soumise au CIO pour validation.