Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a annoncé sa démission le 11 juin 2026, en désaccord avec le plan de dépenses militaires du gouvernement. Dans une lettre adressée au premier ministre Keir Starmer, il a estimé que le projet d'investissement pour la défense, dont la publication était imminente, était « bien en deçà de ce qui est requis pour la défense et le pays en cette période dangereuse ».
Healey souligne que la nécessité d'un renforcement des crédits alloués à la défense était manifeste, et que les travaux d'évaluation des besoins financiers avaient été finalisés dès janvier. Il accuse le chef du gouvernement d'avoir été « incapable, et le Trésor réticent, à débloquer les ressources nécessaires » pour faire face à ce qu'il décrit comme une période de menaces croissantes.
Cette démission constitue un revers politique important pour Keir Starmer, qui devra nommer un successeur à ce poste clé. Le départ de John Healey intervient alors que le gouvernement s'apprête à dévoiler son plan d'investissement pour la défense, un document très attendu qui devait définir les priorités budgétaires du Royaume-Uni en matière de sécurité nationale.
Les divergences entre le ministre démissionnaire et le locataire du 10 Downing Street portent sur le niveau d'engagement financier de l'État. John Healey estimait que les crédits proposés étaient insuffisants pour garantir la sécurité du pays dans un contexte géopolitique tendu. Il n'a pas donné davantage de détails publics sur le montant exact des sommes en jeu ni sur les postes précis qui auraient fait l'objet de coupes ou de gels.
Cette décision pourrait fragiliser la majorité travailliste, qui avait fait de la défense un axe majeur de son programme. L'opposition conservatrice pourrait exploiter cette crise interne pour mettre en doute la capacité du gouvernement à assurer la protection du territoire.
Pour l'heure, aucun successeur n'a été désigné pour remplacer John Healey au ministère de la Défense. Le gouvernement n'a pas encore communiqué officiellement sur la date de publication du plan d'investissement, ni sur les éventuelles modifications qui pourraient y être apportées à la suite de cette démission.