La une de la presse britannique
Les quotidiens britanniques titrent ce lundi sur un scénario politique désormais considéré comme inéluctable : la sortie de Keir Starmer de Downing Street. Le Guardian annonce que le Premier ministre « devrait annoncer son départ », tandis que le Mirror juge que la partie est « finie » pour lui. Le Daily Telegraph évoque des plans de Burnham pour être à la tête du gouvernement « d'ici septembre », et le Times parle d'un objectif de « couronnement » pour le successeur présumé, en vue du congrès du Parti travailliste à la fin septembre.
Les tractations en coulisses
Plusieurs sources concordantes indiquent que Sir Keir Starmer a conclu, avec ses alliés et son épouse Victoria, qu'il n'avait « aucune chance réaliste de survie politique », selon des informations du Sun. Il envisagerait d'annoncer son départ dès ce lundi. Le Financial Times rapporte que ses proches le disent « au bord de la démission », évoquant une « révolte grandissante au sein du cabinet ». Le Daily Telegraph ajoute que Starmer et son rival politique Burnham seraient « favorables à un délai pendant l'été pour permettre une passation de pouvoir ordonnée ».
La percée d'Andy Burnham
Andy Burnham, fraîchement élu député de Makerfield lors d'une élection partielle la semaine dernière, prêtera serment lundi après-midi à Westminster. Selon le Times, il cherche à utiliser le congrès du Parti travailliste à la fin du mois de septembre comme « tremplin ». Le Daily Telegraph précise qu'il prévoit de devenir Premier ministre d'ici septembre. La transition, qualifiée d'« ordonnée », viserait à assurer la stabilité du parti.
Réactions et avertissements
Sur la scène internationale, le président des États-Unis, Donald Trump, est intervenu dans la crise politique britannique. Selon l'Independent, il a déclaré sur un réseau social que le Premier ministre « va démissionner » et lui a souhaité « bonne chance ». Sur le plan intérieur, l'ancien ministre conservateur Sir Mel Stride a mis en garde, dans le Daily Express, contre des hausses d'impôts « imprudentes » et des dépenses sociales « excessives » si Burnham accédait au pouvoir. Le Mirror résume la situation par le titre « Game over », tandis que le Sun évoque « Don and dusted » en référence à l'intervention de Trump.
Une succession sans précédent
Le Financial Times souligne que la situation ouvre la voie à ce qui pourrait être le septième dirigeant britannique en une décennie depuis le Brexit. Les tractations s'accélèrent alors que les regards se tournent vers le parti et l'organisation du prochain congrès, où le nouveau chef pourrait être officiellement intronisé.
Ce qu'il faut retenir
- Keir Starmer devrait annoncer un calendrier de départ.
- Andy Burnham ambitionne d'être à Downing Street d'ici septembre.
- Le congrès du Parti travailliste à la fin septembre serait le lieu de cette transition.
- Donald Trump a commenté la situation, prédisant la démission de Starmer.
- L'opposition conservatrice met en garde contre une politique de hausse d'impôts sous Burnham.