L'Arabie saoudite accélère ses expéditions de pétrole brut en rouvrant progressivement ses ports du Golfe Persique, qui avaient été fermés pendant la guerre avec l'Iran, et en augmentant parallèlement les chargements depuis ses terminaux de la mer Rouge. Ces derniers avaient servi de voie de contournement au détroit d'Ormuz, dont la navigation avait été interrompue.

Cette reprise des flux pétroliers intervient dans un contexte de détente régionale après la conclusion d'un accord américano-iranien qui a permis la réouverture du détroit d'Ormuz, une artère vitale pour le commerce énergétique mondial. Le royaume saoudien avait dû recourir à des routes alternatives, notamment via ses ports de la mer Rouge, pour maintenir ses exportations pendant la fermeture du détroit.

Ouverture des terminaux du Golfe Les installations portuaires saoudiennes situées sur le golfe Persique, dont le terminal de Ras Tanura — l'un des plus vastes au monde — sont désormais de nouveau opérationnelles. Selon des informations concordantes, les premières cargaisons de brut ont commencé à être chargées ces derniers jours, marquant un retour à une normale progressive après des mois de perturbations.

La réouverture de ces ports permet à l'Arabie saoudite de rétablir des capacités d'exportation significatives, réduisant sa dépendance vis-à-vis des routes maritimes alternatives. Pendant la fermeture, le royaume avait redirigé une partie de ses volumes vers les terminaux de la mer Rouge, notamment à Yanbu, situé à l'extrémité du pipeline Est-Ouest reliant les gisements de l'Est à la côte ouest.

Augmentation des chargements en mer Rouge Parallèlement à la réouverture des ports du Golfe, l'Arabie saoudite a également accru ses chargements depuis les terminaux de la mer Rouge. Cette double stratégie vise à maximiser les volumes exportés dans un marché mondial où la demande reste soutenue et où les cours du brut évoluent sous l'effet des tensions géopolitiques et des décisions de l'OPEP+.

Les observateurs du marché estiment que cette montée en puissance des exportations saoudiennes pourrait contribuer à apaiser les craintes d'une pénurie d'approvisionnement, même si la reprise complète des flux via le détroit d'Ormuz devrait prendre encore plusieurs semaines. L'Inde, principal client du pétrole saoudien dans la région, a déjà amorcé un retour prudent sur le marché moyen-oriental après la réouverture du détroit.

Contexte géopolitique Le conflit entre l'Arabie saoudite et l'Iran, qui avait provoqué la fermeture du détroit d'Ormuz et des ports saoudiens du Golfe, a pris fin avec la médiation des États-Unis. L'accord de juin 2026 a permis une désescalade militaire et la réouverture des voies maritimes stratégiques. Depuis, les flux pétroliers dans la région se rétablissent progressivement, chaque pays retrouvant ses capacités d'exportation.

Pour l'Arabie saoudite, le retour à la normale de ses infrastructures portuaires du Golfe représente un enjeu économique majeur. Le royaume cherche à retrouver son rang de premier exportateur mondial de brut, tout en maintenant une flexibilité logistique pour faire face à d'éventuelles nouvelles tensions. La double utilisation des itinéraires — Golfe et mer Rouge — constitue désormais un élément durable de sa stratégie d'exportation.