L'Organisation maritime internationale (OMI) a révélé ce 26 juin que près de 115 navires et 2 500 marins avaient pu quitter le golfe Persique en empruntant le détroit d'Ormuz. Cette opération a été menée dans un contexte de tensions accrues après l'attaque survenue dans le golfe d'Oman, qui a conduit les Nations unies à suspendre leur plan d'évacuation.

Un bilan partiel de l'opération

Selon un responsable de l'OMI, « nous avons pu évacuer environ 115 navires » représentant environ 2 500 marins. Ces chiffres traduisent une première phase de l'opération de retrait des équipages bloqués dans la zone depuis plusieurs mois en raison des restrictions iraniennes et du conflit régional. L'organisation basée à Londres n'a pas précisé le nombre total de marins encore présents sur site, mais les autorités onusiennes estimaient initialement à plus de 11 000 le nombre de personnes à évacuer.

Suspension du plan onusien

La décision de l'ONU de suspendre son plan d'évacuation fait suite à une attaque survenue dans le golfe d'Oman, dont les détails n'ont pas encore été officiellement communiqués. Cette suspension marque un coup d'arrêt temporaire à l'opération humanitaire lancée le 24 juin, qui visait à désengorger les centaines de navires immobilisés au large des côtes iraniennes. Du côté iranien, Téhéran avait durci sa position la veille, mettant en garde les armateurs contre toute traversée sans autorisation préalable.

Un fragile espoir de déblocage

Malgré la suspension, l'évacuation réussie de 115 navires montre qu'une fenêtre de passage reste ouverte, sous condition d'une coordination avec les autorités iraniennes. Le 18 juin, un méthanier français avait franchi le détroit pour la première fois depuis le début de la guerre en Iran, signe d'une reprise timide du trafic. Toutefois, plus de 500 navires attendent toujours de pouvoir transiter, et les compagnies maritimes restent prudentes face aux incertitudes sécuritaires.

Conséquences économiques

Le blocage partiel du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, continue d'affecter les marchés énergétiques. L'Irak, particulièrement dépendant de cette route, a annoncé que sa production pétrolière pourrait retrouver son niveau d'avant-guerre d'ici un à deux mois malgré les perturbations. Les prix du brut sont restés volatils, les opérateurs guettant tout signe de déblocage durable.