Un homme de cinquante-deux ans, Paul Quinn, a été condamné vendredi 5 juin 2026 à vingt-quatre ans d’emprisonnement pour un viol commis en 2003 à Salford, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Ce crime avait conduit à l’une des plus graves erreurs judiciaires de l’histoire britannique : Andrew Malkinson, un agent de sécurité alors âgé de trente-sept ans, avait été condamné à tort en 2004 et avait passé dix-sept années en prison avant que sa condamnation ne soit finalement annulée en 2023.
Un dossier rouvert grâce à l’ADN
Les faits remontent à la nuit du 19 juillet 2003. Une jeune mère, âgée d’une trentaine d’années, rentrait chez elle à pied dans le quartier de Little Hulton lorsqu’elle fut suivie par Paul Quinn. Ce dernier l’a traînée dans un bois isolé, l’a frappée, mordue, a fracturé son os de la joue avant de l’étrangler jusqu’à la rendre inconsciente, puis de la violer à deux reprises. La victime, aujourd’hui dans la fin de la cinquantaine, a survécu par ce que le juge a qualifié de « miracle mineur ».
À l’époque, Andrew Malkinson avait été identifié à tort lors d’une séance d’identification par la victime et condamné à la prison à vie en 2004. Ses appels successifs, en 2012 et en 2020, avaient été rejetés. Ce n’est qu’en 2023 que la Cour d’appel a annulé sa condamnation, après que des analyses approfondies de l’ADN retrouvé sur les vêtements de la plaignante ont permis d’écarter sa responsabilité. En 2007, la salive retrouvée sur un débardeur de la victime avait déjà été analysée, mais ce n’est qu’à la suite d’un réexamen que le profil génétique de Paul Quinn a été identifié.
Un prédateur sexuel récidiviste
Le tribunal a appris que Paul Quinn, originaire de Little Hulton et désormais domicilié à Exeter (Devon), avait un passé de délinquant sexuel. Il avait déjà été condamné en 1986 pour deux chefs d’agression