L’affaire impliquant l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations judiciaires, l’enquête, qui avait conduit à la saisie de bijoux d’une valeur de 1,2 million d’euros dans un coffre lui appartenant, a désormais pris une dimension internationale. Les magistrats espagnols auraient établi un lien entre ce dossier et une affaire de délit d’initié instruite en France, via un téléphone portable d’origine américaine.

La perquisition menée au domicile de M. Zapatero avait déjà débouché sur une enquête pour fraude fiscale, ouverte par le parquet de Madrid. Les enquêteurs s’intéressaient à l’origine des biens découverts. La nouvelle piste, qualifiée de « trafic d’influence », suggère que l’ancien chef du gouvernement pourrait avoir utilisé ses contacts internationaux pour des transactions opaques. Les investigations auraient été remontées jusqu’à un téléphone américain, utilisé pour communiquer avec des intermédiaires en France.

L’affaire française, dont les détails n’ont pas encore été révélés, serait liée à des mouvements financiers suspects. Les autorités espagnoles collaborent avec leurs homologues français et américains pour identifier l’ensemble du réseau. Aucune mise en examen n’a été annoncée contre M. Zapatero, qui nie toute irrégularité. Son avocat n’a pas souhaité commenter ces nouvelles révélations.

Ce développement intervient alors que l’ex-dirigeant socialiste, au pouvoir de 2004 à 2011, faisait déjà l’objet de suspicions depuis la découverte des bijoux. L’enquête, initialement centrée sur le patrimoine de l’ancien Premier ministre, s’oriente désormais vers un possible système de corruption internationale. Les juges espagnols devraient prochainement auditionner plusieurs témoins.