Les hostilités entre les États-Unis et l'Iran ont connu une escalade significative ce jeudi 10 juillet 2026, avec des tirs de missiles et de drones qui ont mis à l'épreuve le fragile cessez-le-feu en vigueur au Moyen-Orient. L'armée américaine a procédé à de nouvelles frappes aériennes contre des cibles iraniennes tôt dans la journée, entraînant une réponse immédiate de Téhéran. Selon des responsables, des projectiles ont été lancés sur Bahreïn, le Koweït, le Qatar et la Jordanie, pays qui accueillent des bases ou des troupes américaines.

L'Iran a précisé que ces tirs visaient des installations militaires américaines situées dans ces États du Golfe. À Bahreïn, où se trouve le quartier général de la 5e Flotte de la marine américaine, des sirènes ont retenti à au moins trois reprises. Les autorités locales ont affirmé avoir intercepté des tirs entrants sans donner davantage de détails. Au Koweït, l'armée a indiqué avoir abattu trois missiles balistiques, un missile de croisière et dix drones, et que des débris ont blessé une personne. Des tirs antiaériens ont également été signalés au Qatar, tandis que des sirènes ont retenti en Jordanie, où les États-Unis ont stationné des troupes et des avions.

Riposte américaine et accusations iraniennes

Les frappes américaines des 9 et 10 juillet ont fait au moins quatorze morts et soixante-dix-huit blessés du côté iranien, selon le ministère iranien de la Santé. La plupart des victimes seraient des membres des forces armées. En outre, un responsable iranien a accusé Washington d'avoir visé les abords de la centrale nucléaire de Bouchehr, unique installation atomique du pays. Des explosions ont été entendues dans cette région en début d'après-midi, sans que leur origine précise ne soit confirmée.

Le président américain Donald Trump a estimé que les attaques iraniennes récentes contre des navires dans le détroit d'Ormuz mettaient fin à la trêve fragile. Il a menacé d'intensifier le conflit si ces actions ne cessaient pas, suscitant des craintes d'un embrasement régional et d'une perturbation des flux énergétiques essentiels à l'économie mondiale.

Funérailles de l'ayatollah Khamenei

Par ailleurs, le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été inhumé vendredi 10 juillet à l'aube dans sa ville natale de Mechhed, après plusieurs jours de deuil public. Il avait trouvé la mort lors des premiers échanges de tirs ayant marqué le début de la guerre entre l'Iran et les États-Unis. Son enterrement a eu lieu alors que les frappes se poursuivaient.

Ce cycle de violences intervient après plusieurs jours d'attaques réciproques qui ont menacé à plusieurs reprises l'accord intérimaire négocié pour mettre fin au conflit. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir rompu le cessez-le-feu. L'Iran a justifié ses tirs sur les pays du Golfe par la présence de forces américaines sur leur sol, tandis que Washington affirme agir en réponse aux agressions iraniennes contre le trafic maritime.

Les chancelleries internationales suivent la situation avec inquiétude, craignant une escalade incontrôlable qui pourrait embraser toute la région. Les conséquences économiques, notamment sur les prix du pétrole, sont également redoutées.