L’humoriste Elena Nagapetyan, connue pour ses chroniques et ses spectacles, a déposé une plainte pour viol à l’encontre du metteur en scène et scénographe Julien Mairesse. L’information a été rendue publique ce vendredi 20 juin. Dans ce qu’elle décrit comme un « devoir de vérité », la jeune femme affirme avoir été victime de violences sexuelles commises par le professionnel du théâtre.
Des faits décrits avec précision Dans le cadre de sa plainte, Elena Nagapetyan relate une scène particulièrement violente. « Il me prend par la gorge et me jette sur le lit », a-t-elle déclaré, évoquant le déroulement des faits qu’elle impute à Julien Mairesse. Cette citation, extraite de son témoignage, illustre la brutalité des gestes qu’elle dit avoir subis. L’humoriste n’a pas souhaité taire cette épreuve, estimant qu’elle se devait de parler. « Je ne peux pas me taire », a-t-elle confié, expliquant sa décision de porter l’affaire devant la justice.
Deux figures du spectacle vivant Elena Nagapetyan est une artiste montante de la scène humoristique française, régulièrement invitée dans des émissions et festivals. Julien Mairesse, de son côté, est un metteur en scène et scénographe reconnu, ayant travaillé sur de nombreuses productions théâtrales. Les deux protagonistes évoluent dans le même milieu, ce qui donne une dimension particulière à cette affaire.
Une procédure judiciaire en cours La plainte a été enregistrée par les services de police. Aucune information n’a filtré sur d’éventuelles mesures prises à l’encontre de Julien Mairesse, ni sur sa réaction aux accusations. Conformément au principe de présomption d’innocence, le mis en cause n’a pas été condamné et l’enquête devra établir les faits. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.
Un témoignage qui s’inscrit dans un contexte plus large Cette accusation intervient alors que la parole des victimes de violences sexuelles se libère de plus en plus dans le milieu du spectacle et au-delà. Le récit d’Elena Nagapetyan pourrait encourager d’autres personnes à témoigner, sans préjuger de la suite de la procédure.