Un démarrage tonitruant

L’épopée spatiale et maritime de Christopher Nolan a conquis le public dès son premier jour d’exploitation dans l’Hexagone. Avec plus de 230 000 entrées, le long-métrage signe le troisième meilleur démarrage de l’année en France, derrière deux autres blockbusters. Un score d’autant plus remarquable que le film n’est diffusé en version IMAX 70 mm que dans une seule salle en France, sur les 41 recensées dans le monde.

Tom Cruise en spectateur conquis

L’acteur américain, qui n’a jamais collaboré avec le réalisateur, a assisté à une projection en avant-première en IMAX 70 mm. Sur son compte Instagram, il a remercié Christopher Nolan, sa femme et productrice Emma Thomas, ainsi que l’ensemble de l’équipe, qualifiant la séance de « soirée incroyable au cinéma ». Il a ajouté : « J’ai hâte de le revoir », suggérant que le film mérite plusieurs visionnages.

Une critique internationale en demi-teinte

Les premiers retours de la presse étrangère sont majoritairement élogieux. De nombreux critiques parlent d’un « chef-d’œuvre », d’un « film colossal » et d’un « moment charnière pour le cinéma ». Un journaliste a souligné que le film est « bien plus étonnant qu’Oppenheimer ». Les séquences spectaculaires et le casting étincelant – Matt Damon, Zendaya, Tom Holland, Robert Pattinson, Anne Hathaway, Charlize Theron, Lupita Nyong’o – sont largement salués. La performance de Damon, en particulier, a été jugée « superbe » et explorant des « zones d’ombre rarement visitées ».

Cependant, certaines voix discordantes pointent une faiblesse centrale. Plusieurs observateurs estiment que la personnalité d’Ulysse ne ressort pas assez, que le film serait un « produit marketing irréprochable » peinant à capturer le mythe homérique, et que le héros serait trahi au profit du spectacle. Pour Patrice Brun, professeur émérite d’histoire grecque, cette adaptation s’inscrit dans la longue tradition des réécritures d’Homère, chacun l’adaptant à son style et à son époque, ce qui serait une qualité plutôt qu’un défaut.

Une stratégie marketing autour de la rareté

Le tournage entièrement réalisé en IMAX 70 mm a été au cœur de la promotion du film. Seulement 41 salles dans le monde peuvent projeter le film dans ce format originel, ce qui en fait un événement presque inaccessible. Cette rareté est pour certains un argument élitiste, mais elle repose aussi sur un modèle économique bien rodé : les salles IMAX ne représentent que 1 % des écrans mondiaux, mais génèrent environ 10 % des recettes, grâce à des billets pouvant atteindre 30 euros. Le format choisi par Nolan confirme ainsi son impact commercial.

Quelle version voir ?

Pour les cinéphiles ne pouvant accéder à une projection IMAX 70 mm, plusieurs alternatives existent : le 70 mm classique, l’IMAX numérique, le Dolby Cinema ou encore la projection numérique standard. Selon les experts, chaque format offre une expérience différente, mais le film reste appréciable dans toutes les salles. La question du « bon » format relève souvent d’un supplément d’aventure pour puristes.

Un événement cinématographique de l’année

« L’Odyssée » s’impose déjà comme l’un des films les plus marquants de 2026, tant par son ambition technique que par son succès public. Les réactions de stars comme Tom Cruise et les critiques positives devraient alimenter le bouche-à-oreille et propulser le film vers de nouveaux records.