Les espoirs américains de briller à domicile se sont éteints lundi à Seattle, où la Belgique a surclassé les États-Unis sur le score de 4-1 en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. La rencontre, qui offre aux Belges un quart de finale contre l'Espagne, restera marquée par la polémique entourant la présence de l'attaquant Folarin Balogun dans le onze de départ américain.
Balogun avait écopé d'un carton rouge lors du match précédent contre la Bosnie-Herzégovine, ce qui lui valait une suspension d'un match. Celle-ci a pourtant été annulée par la FIFA après que le président américain Donald Trump a personnellement demandé à l'instance de reconsidérer la sanction. Cette décision a suscité de vives critiques de la part des supporters, des consultants et des joueurs du monde entier. Dans le stade de Seattle, en revanche, l'annonce du nom de Balogun dans la composition a déclenché une immense ovation, surpassant même les acclamations réservées à la star Christian Pulisic.
Sur le terrain, le retour de l'attaquant n'a pas suffi à inverser la tendance. Le sélectionneur belge Rudi Garcia avait réservé quelques surprises en laissant sur le banc des cadres comme Kevin De Bruyne et Jérémy Doku. Ce choix tactique s'est avéré payant. Dès la neuvième minute, Charles De Ketelaere a ouvert le score en reprenant facilement un centre de Nicolas Raskin, profitant d'une défense américaine trop laxiste. C'était la première fois que les États-Unis encaissaient le premier but du match depuis le début du tournoi, et l'ambiance jusque-là électrique des 67 000 spectateurs est soudainement retombée.
Les Américains ont brièvement égalisé par Malik Tillman sur un coup franc, mais De Ketelaere a rapidement redonné l'avantage aux siens en inscrivant son deuxième but de la soirée. En seconde période, Hans Vanaken a aggravé la marque d'une frappe qui a pris le gardien Matt Freese à contre-pied, ce dernier étant également fautif sur le troisième but belge. Romelu Lukaku, entré en cours de jeu, a scellé le score d'un quatrième but en fin de match, portant l'addition à 4-1.
Cette défaite signe l'élimination des États-Unis, qui rejoignent les deux autres coorganisateurs du Mondial, le Canada et le Mexique, dès les huitièmes de finale. Les Américains n'ont jamais vraiment existé dans cette partie, livrant une prestation terne et sans inspiration.
Pour la Belgique, la qualification ouvre la voie à un choc au sommet contre l'Espagne en quarts de finale. Malgré une entame de compétition en demi-teinte, les Diables Rouges semblent monter en puissance. Avant ce match, le groupe belge se disait porté par le soutien massif des supporters, évoquant des « millions et des millions » de nouveaux fans gagnés au fil du tournoi. Ce dynamisme devra être confirmé face à une Roja qui a récemment éliminé le Portugal de Cristiano Ronaldo.