Lors du match de Coupe du monde 2026 qui opposait l’Espagne à l’Autriche, jeudi au Los Angeles Stadium, un homme a une fois de plus fait la différence : Mikel Oyarzabal. L’attaquant de 29 ans, évoluant à la Real Sociedad, a inscrit un doublé, permettant à son équipe de s’imposer 3-0 et de décrocher sa première victoire en phase à élimination directe depuis seize ans. Ce succès propulse la Roja en huitièmes de finale.
Un héros discret
Oyarzabal n’est pas le joueur le plus médiatisé de la sélection espagnole. Alors que les maillots floqués du nom de Lamine Yamal dominent dans les tribunes, l’attaquant basque s’impose comme l’élément le plus efficace du dispositif offensif. L’ancien international David Villa a souligné sa qualité, le décrivant comme « l’un des meilleurs attaquants en Espagne actuellement ». Villa a ajouté que le problème de notoriété d’Oyarzabal vient du fait qu’il joue pour un club ne participant pas à la Ligue des champions, ce qui réduit sa visibilité hors des frontières espagnoles. « Il combine très bien au milieu des défenseurs centraux. C’est un requin », a-t-il résumé.
Un retour au sommet après une grave blessure
La carrière internationale d’Oyarzabal a débuté il y a dix ans, alors qu’il avait 19 ans. Mais ce n’est qu’après avoir surmonté une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, qui l’a privé de la Coupe du monde 2022 au Qatar, qu’il a connu une renaissance. Depuis son retour, il enchaîne les performances de haut niveau. Avant le match contre l’Autriche, il avait déjà inscrit 12 buts en 12 sélections. Avec ce doublé, il porte son total à 17 réalisations lors de ses 16 dernières titularisations, dont quatre dans ce Mondial.
« Ses deux dernières saisons, depuis qu’il s’est remis de sa blessure, sont les meilleures de sa carrière », a commenté le correspondant football espagnol Guillem Balague, qui le qualifie de « joueur le plus décisif » de la sélection.
Un joueur fidèle à son club
Formé et toujours licencié à la Real Sociedad, Oyarzabal incarne une forme de loyauté rare dans le football moderne. Cette fidélité, si elle limite sa notoriété mondiale, ne l’empêche pas d’être considéré comme un élément central du dispositif de l’équipe d’Espagne. Son entraîneur et ses coéquipiers louent régulièrement son intelligence de jeu et sa capacité à se trouver au bon endroit au bon moment.
Alors que l’Espagne poursuit son chemin dans le tournoi, Oyarzabal semble déterminé à jouer les premiers rôles, lui que l’on décrivait parfois comme un joueur invisible. Sa discrétion contraste avec son efficacité redoutable, faisant de lui un atout précieux pour la Roja.