Un livre « de combat »

« La Légende », le dernier ouvrage de Boualem Sansal, est décrit par l'écrivain lui-même comme un « livre de combat ». Il y exprime sa colère contre le régime algérien, qu'il accuse de corrompre la société et d'étouffer les libertés, mais aussi contre des intellectuels et des proches qu'il estime l'avoir « poignardé ».

Une critique virulente du pouvoir algérien

Dans cet essai, Boualem Sansal reprend ses thèmes de prédilection : la dénonciation de l'autoritarisme, de l'islamisme et de la corruption qui, selon lui, gangrènent l'Algérie. Il dépeint un système qui se maintient par la répression et la manipulation, et fustige la classe politique pour son incapacité à engager des réformes démocratiques.

Règlements de comptes personnels

Au-delà de la critique politique, l'auteur profite de cet ouvrage pour s'en prendre à des figures du milieu intellectuel et littéraire. Il accuse certains d'entre eux d'avoir collaboré avec le régime ou de l'avoir trahi, après avoir prétendu le soutenir. Il n'hésite pas à nommer des personnes qu'il considère comme des « fossoyeurs de la liberté ».

Une plume acérée

Fidèle à son style, Boualem Sansal manie l'ironie et la provocation. Il ne ménage personne, pas même ceux qui, en France, ont selon lui fermé les yeux sur les dérives du régime algérien par calcul politique ou diplomatique.

Contexte de parution

Ce livre paraît dans un climat tendu entre Paris et Alger. Boualem Sansal, régulièrement menacé et poursuivi en Algérie pour ses écrits, vit désormais en France. « La Légende » confirme son statut d'écrivain engagé, prêt à payer le prix de ses opinions.