Le candidat démocrate à l'un des sièges de sénateur du Maine, Graham Platner, a fermement démenti les accusations d'agression sexuelle portées contre lui, tout en indiquant qu'il allait réfléchir à l'avenir de sa campagne. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il a qualifié les allégations rapportées de « fausses ».
« Indépendamment de l'inexactitude du reportage mais conscient de la réalité politique qu'il va infliger, nous prenons le temps de réfléchir à la meilleure voie à suivre », a-t-il déclaré, sans préciser s'il entendait poursuivre sa campagne.
Des accusations détaillées par la plaignante
L'accusatrice, Jenny Racicot, affirme avoir eu une relation intermittente avec M. Platner entre 2019 et 2021. Dans un entretien accordé à un média, elle a décrit un incident survenu en 2021. Selon elle, M. Platner serait arrivé chez elle en état d'ébriété après qu'elle lui avait demandé de ne pas venir. Il se serait introduit dans son domicile, l'aurait rejointe sur son lit et l'aurait attrapée à plusieurs reprises, malgré ses demandes répétées d'arrêter. Elle explique qu'il l'a suivie dans sa chambre et a eu un rapport sexuel contre sa volonté.
« Je n'arrêtais pas de lui dire des mots comme : 'Non, ne fais pas ça' », a-t-elle rapporté. « L'expression sur son visage et en réalisant ce qui se passait, j'ai compris que j'étais dans une situation où il n'y avait pas de consentement. »
M. Platner a qualifié ces accusations de « troublantes, sérieuses et fausses », ajoutant que « toute accusation de comportement non consensuel est catégoriquement fausse ».
Une campagne déjà perturbée
Peu avant sa déclaration, le candidat avait reporté plusieurs événements de campagne. Il n'a pas encore annoncé s'il se retirait de la course ou s'il maintenait sa candidature pour affronter la sénatrice républicaine sortante Susan Collins.
Selon la législation du Maine, le Parti démocrate dispose jusqu'au 13 juillet pour remplacer son candidat sur le bulletin de vote s'il venait à se retirer. Cette échéance revêt une importance particulière : les deux partis considèrent le Maine comme un État clé dans la lutte pour le contrôle du Sénat.
Des appels au retrait
L'affaire suscite des réactions au sein de la classe politique. Plusieurs voix s'élèvent pour demander à M. Platner de quitter la course, tandis que sa base militante observe avec attention ses prochaines décisions. La plaignante, Jenny Racicot, n'a pas répondu aux sollicitations après la diffusion de la vidéo du candidat.
Cette crise intervient alors que la campagne pour le Sénat du Maine s'annonçait très disputée, M. Platner ayant été considéré comme l'un des espoirs démocrates pour reprendre un siège détenu par les républicains.