Une nouvelle attaque russe d’ampleur a frappé Kiev, lundi, à la veille du sommet de l’OTAN qui doit se tenir en Turquie. Selon les autorités ukrainiennes, au moins 24 personnes ont été tuées et plus d’une centaine d’autres ont été blessées dans des frappes de missiles et de drones qui ont touché des immeubles d’habitation de la capitale.

Cette offensive constitue le second bombardement majeur en l’espace d’une semaine contre Kiev. Quelques jours plus tôt, une précédente attaque avait déjà fait plus de trente morts dans la ville. Les frappes du jour interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer le président américain Donald Trump en marge du sommet de l’Alliance atlantique.

Dans une déclaration diffusée après les frappes, Volodymyr Zelensky a dénoncé une « frappe brutale » et a estimé que « les tactiques des Russes sont inchangées : infliger autant de douleur et de dégâts que possible aux Ukrainiens et à l’Ukraine ». Il a plaidé pour que l’OTAN renforce la défense antiaérienne de son pays, en particulier face aux missiles balistiques, difficiles à intercepter. « Il est tout simplement absurde que dans le monde moderne, la production n’ait pas encore été organisée à l’échelle nécessaire pour protéger les gens de la terreur balistique », a-t-il ajouté.

Le président ukrainien a indiqué attendre des « décisions » concrètes sur la défense aérienne lors du sommet. Près d’Istanbul, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que « les Alliés et les partenaires de l’OTAN doivent continuer à veiller à ce que l’Ukraine obtienne ce dont elle a besoin ». Kiev parvenait à abattre la plupart des drones et des missiles de croisière, mais manquait de moyens suffisants contre les projectiles balistiques, a expliqué le chef de l’État ukrainien.

Les frappes de lundi résonnent comme un rappel de l’urgence sécuritaire à laquelle l’Ukraine fait face, alors que les dirigeants de l’OTAN s’apprêtent à discuter d’un nouveau soutien militaire.