Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, a révélé que le conflit en Iran a coûté 37,5 milliards de dollars à ce jour, une estimation rendue publique alors que les frappes américaines se poursuivent sur le territoire iranien. Cette annonce intervient alors que Wall Street a clôturé la séance en hausse, les investisseurs digérant à la fois les développements militaires et les perspectives économiques.

Le chiffre avancé par le chef du Pentagone couvre l’ensemble des dépenses engagées depuis le début des opérations, incluant les munitions, le déploiement des forces et les frais logistiques. Il n’a pas précisé si ce montant inclut les coûts indirects liés à la perturbation des routes maritimes ou à la volatilité des marchés énergétiques.

Réaction des marchés financiers

De leur côté, les indices boursiers américains ont fini la journée dans le vert, les opérateurs semblant faire la part entre les tensions géopolitiques et des indicateurs économiques jugés solides. Le S&P 500 et le Nasdaq ont notamment progressé, tandis que le Dow Jones a également enregistré des gains. Les analystes attribuent cette hausse à un sentiment de « soulagement » après des semaines de fortes fluctuations liées au conflit.

Contexte stratégique

Le conflit américano-iranien, qui connaît une escalade depuis plusieurs semaines, a vu les États-Unis multiplier les frappes aériennes contre des cibles en Iran. L’estimation du coût à 37,5 milliards de dollars intervient alors que la question du financement de l’effort militaire est de plus en plus débattue au Congrès. Certains élus réclament une transparence accrue sur les dépenses, tandis que l’administration justifie les opérations par la nécessité de sécuriser les voies maritimes et de contrer les activités iraniennes dans la région.

Le Pentagone n’a pas communiqué de projection pour les semaines à venir, mais les analystes s’attendent à ce que la facture continue de s’alourdir si le conflit devait se prolonger.