La séance du 3 juin a marqué un retournement de tendance pour Wall Street, qui avait atteint des sommets quelques jours plus tôt dans l’espoir d’une désescalade entre Washington et Téhéran. Les indices ont cédé du terrain alors que des informations faisaient état de nouveaux affrontements, propulsant les cours du brut à des niveaux élevés.

Plusieurs personnalités financières ont pris part aux analyses diffusées en fin de journée, parmi lesquelles l’ancien président de la SEC Gary Gensler, la directrice mondiale du conseil en capital privé de Raymond James Sunaina Sinha Haldea, le président de Rockefeller International Ruchir Sharma, le directeur de la recherche consommation de LSEG Jharrone Martis, le stratège actions États-Unis de Citigroup Scott Chronert, le PDG d’Exelon Calvin Butler, le responsable de la recherche technologique de DA Davidson Gil Luria, le directeur du crédit développé mondial de DoubleLine Robert Cohen, le PDG de Macy’s Tony Spring et le co-PDG et co-fondateur de TickPick Brett Goldberg.

Les opérateurs redoutent désormais un impact durable sur la croissance mondiale et une hausse des coûts énergétiques. Le mouvement de baisse des actions, conjugué à la flambée du pétrole, traduit les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement pétrolier au Moyen-Orient et d’un ralentissement économique plus large.

Ce repli contraste avec la tendance haussière observée fin mai, lorsque des signaux d’apaisement entre les deux pays avaient soutenu les cours. L’évolution des prochains jours dépendra largement de l’évolution de la situation diplomatique et militaire dans la région.