Un nouveau départ de feu a été évité de justesse dans la région parisienne. Vendredi 17 juillet, vers 23 heures, les forces de l'ordre sont intervenues dans le bois de Boulogne, dans le 16e arrondissement de Paris, où un début d'incendie venait d'être signalé. Sur place, les policiers ont découvert un tas de broussailles en flammes, le feu commençant à se propager au tronc d'un arbre. Ils ont réussi à circonscrire puis à éteindre le sinistre à l'aide d'extincteurs. Au total, environ un mètre carré de végétation a brûlé et le tronc de l'arbre a été noirci.
Un jeune homme présent sur les lieux a été interpellé. Il a reconnu avoir eu l'intention de mettre le feu à l'ensemble du bois de Boulogne. Âgé de 23 ans, il a été placé en garde à vue pour dégradation volontaire par incendie. Selon le parquet de Paris, sa garde à vue a été prolongée. L'enquête a été confiée au commissariat du 16e arrondissement.
Fontainebleau : deux ouvriers et un gérant mis en examen
Cet incident survient alors que la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, reste marquée par les importants incendies survenus les 12 et 13 juillet, qui ont ravagé environ 2 200 hectares. Les investigations judiciaires progressent. Deux hommes âgés de 18 ans, dont un pompier volontaire, avaient déjà été mis en examen et écroués mercredi pour avoir volontairement allumé des feux à deux endroits.
Jeudi 16 juillet, trois autres personnes ont été présentées devant un juge d'instruction en vue d'une mise en examen, a indiqué la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik. Il s'agit du gérant de la société Aximum, spécialisée dans les équipements de sécurité routière, et de deux ouvriers de cette même entreprise. Selon le parquet, le premier incendie, déclenché le 12 juillet en bordure de l'autoroute A6, aurait pour origine des travaux de réparation de glissières de sécurité. Les ouvriers utilisaient une disqueuse thermique dont les étincelles auraient enflammé la végétation, qui s'est ensuite propagée à la forêt. Le parquet a requis un placement sous contrôle judiciaire pour les trois mis en cause, et un cautionnement pour la personne morale de l'entreprise.
Le débat sur les moyens aériens relancé
Dans ce contexte, la question des moyens de lutte contre les incendies a refait surface. Le député Arnaud Saint-Martin a regretté que la France n'ait pas investi davantage dans l'industrie nationale de fabrication d'avions bombardiers d'eau, estimant que le pays aurait pu miser sur des appareils de conception française plutôt que de dépendre de l'étranger. Cette déclaration intervient alors que plusieurs Canadair ont été mobilisés pour combattre les flammes à Fontainebleau.
Les pompiers restent très vigilants face aux reprises de feu. Environ 500 hommes étaient encore déployés samedi pour surveiller le massif et parer à toute nouvelle menace. Les habitants évacués du Vaudoué ont pu retrouver leurs habitations, mais l'émotion reste vive : certains confient leur chagrin, préférant voir leur maison détruite plutôt que la forêt.