Le gouvernement japonais a officialisé son projet de remplacer jusqu'à quatorze réacteurs nucléaires parvenus en fin de vie opérationnelle, avec un horizon fixé autour des années 2050. Cette initiative s'inscrit dans une ambition plus large : faire passer la part de l'énergie nucléaire à environ 20 % du mix électrique national, contre environ 10 % aujourd'hui.
Le plan prévoit le démantèlement des unités les plus anciennes et leur substitution par des installations de nouvelle génération. Les autorités nippones n'ont pas précisé le calendrier exact ni la localisation des futurs sites, mais le nombre de quatorze réacteurs correspond à une partie significative du parc actuel.
Cette décision marque un tournant dans la politique énergétique du Japon, qui avait fortement réduit le recours au nucléaire après l'accident de Fukushima en 2011. Le gouvernement justifie ce revirement par la nécessité de garantir la sécurité d'approvisionnement et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, alors que le pays reste fortement dépendant des importations d'énergies fossiles.
Les opérateurs du secteur devront obtenir les autorisations réglementaires nécessaires, et le processus de remplacement s'étalera sur plusieurs décennies. L'objectif de doubler la part du nucléaire implique également un effort massif d'investissement et de formation de personnel qualifié.