Les députés européens ont adopté définitivement, ce mardi, l'accord sur les droits de douane conclu avec les États-Unis. Ce vote, qui intervient alors que la président américain avait fixé au 4 juillet la date butoir pour que l'Union européenne remplisse ses engagements, permet d'éviter une nouvelle escalade des tensions commerciales entre Bruxelles et Washington.

Un compromis sous pression américaine

L'accord, négocié l'année dernière, prévoit que l'UE supprime les droits d'importation et facilite l'accès à son marché pour plusieurs catégories de biens américains. En contrepartie, les États-Unis appliquent un droit de douane de 15 % sur les produits européens entrant sur leur territoire. Ce compromis avait été âprement discuté, la menace de Donald Trump d'imposer des droits punitifs ayant pesé sur les négociations.

Une clause de résiliation inédite

Une particularité de cet accord réside dans une clause de caducité : il prévoit son expiration automatique lorsque Donald Trump ne sera plus en fonction. Cette disposition, inédite dans un accord commercial, a été confirmée par les textes votés. Elle lie ainsi la durée de l'arrangement à la présence à la Maison-Blanche de son signataire américain.

Alerte sur le secteur automobile

Le négociateur du Parlement européen, également proche du secteur automobile, a joué un rôle clé dans l'élaboration du texte. Des voix critiques se sont élevées, dénonçant un conflit d'intérêts potentiel, mais l'accord a été validé sans amendement sur ce point. La filière automobile, particulièrement exposée aux droits de douane, suit de près l'application de l'accord.

Un vote dans l'urgence

Le vote est intervenu quelques semaines seulement avant la date limite imposée par Washington. Les services de la Commission européenne s'activent désormais pour mettre en œuvre les dispositions techniques nécessaires à l'entrée en vigueur des nouvelles règles. Les premières réductions tarifaires devraient s'appliquer dans les prochaines semaines.