Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle est rentré à son port d'attache de Toulon, mettant un terme à un déploiement de cinq mois. Le navire, qui avait quitté la base navale en début d'année, a franchi les passes du port militaire dans la journée, sous les yeux de familles de marins et de responsables militaires.

Cette arrivée concrétise l'annonce faite début juillet par le président de la République, qui avait fixé la date de retour du bâtiment. Le Charles de Gaulle, fleuron de la dissuasion et de la projection de forces française, avait été engagé dans des opérations extérieures, notamment en Méditerranée orientale et dans l'océan Indien, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la sécurisation des voies maritimes.

Le retour à Toulon intervient après une période d'intense activité opérationnelle. Durant cette mission, le groupe aéronaval, composé du porte-avions, de frégates, d'un sous-marin nucléaire d'attaque et d'un navire ravitailleur, a mené des exercices conjoints avec des alliés et assuré une présence dissuasive dans des zones stratégiques.

Les équipages, qui cumulent plusieurs mois en mer, vont désormais bénéficier d'une période de repos et de maintenance. Le bâtiment, dont la propulsion nucléaire permet une autonomie prolongée, devrait entrer en arrêt technique pour une durée de plusieurs mois à compter de la semaine prochaine.

La mairie de Toulon et la préfecture maritime avaient préparé l'accueil du navire, avec un dispositif de sécurité renforcé. Un moment de retrouvailles était organisé sur le quai pour les familles, autorisées à monter à bord après les formalités administratives.

Ce retour coïncide avec une actualité sécuritaire dense au Moyen-Orient, où la présence navale française demeure un élément clé de la stratégie de l'Union européenne et de l'Otan. Le Charles de Gaulle pourrait être redéployé d'ici quelques mois, en fonction des besoins opérationnels.