Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé que Donald Trump remettra le trophée aux vainqueurs de la Coupe du monde masculine 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cette décision marque un nouveau chapitre dans les relations entre l'instance dirigeante du football mondial et la Maison-Blanche, alors que les deux hommes multiplient les gestes de rapprochement depuis plusieurs mois.

Selon Gianni Infantino, Donald Trump sera présent lors de la finale pour « présenter le trophée aux champions du monde ». Le chef de l'instance a qualifié ce geste de « grand honneur » et a souligné l'importance du soutien américain pour l'organisation du tournoi. Le dirigeant suisse, qui a déjà remis un « prix de la paix » à Trump en juin 2026, continue de tisser des liens étroits avec l'ancien homme d'affaires, allant jusqu'à aligner certaines initiatives de la FIFA sur les priorités politiques de l'administration américaine.

Un soutien politique en toile de fond

La Coupe du monde 2026 représente un événement majeur pour les États-Unis, qui accueillent la compétition pour la première fois depuis 1994. La participation de Donald Trump à la cérémonie de remise du trophée s'inscrit dans un contexte de coopération renforcée entre la FIFA et le gouvernement américain, notamment sur les questions de sécurité et d'infrastructures. Infantino a salué le « leadership fort » de Trump et a souligné que sa présence lors de la finale enverrait un message d'unité au monde du football.

Cette annonce intervient alors que la FIFA a engagé des discussions exploratoires avec des entreprises proches de l'entourage de Trump pour développer des projets liés aux cryptomonnaies et à la blockchain. Bien que les détails de ces projets restent flous, plusieurs sources indiquent que l'instance souhaite émettre sa propre monnaie numérique ou nouer des partenariats commerciaux avec des plateformes soutenues par des alliés du président américain.

Des critiques croissantes

Ce rapprochement suscite des inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains et certains membres du comité exécutif de la FIFA. Plusieurs observateurs estiment que Gianni Infantino instrumentalise le football pour renforcer la légitimité politique de Donald Trump, tout en ouvrant la porte à des conflits d'intérêts. Des voix s'élèvent pour dénoncer un « mélange toxique » entre sport et politique partisane, et appellent à un retour à la neutralité historique de l'instance.

Interrogé sur ces critiques, Infantino a répondu que la FIFA devait « travailler avec tous les gouvernements, quels qu'ils soient, pour le bien du football ». Il a ajouté que la présence de Trump lors de la finale était une marque de respect envers le pays hôte et non une prise de position politique.

Un précédent contesté

Le geste de faire remettre le trophée par un chef d'État en exercice est rare dans l'histoire de la Coupe du monde. Si des présidents ou monarques ont déjà assisté à des finales, la remise directe du trophée par un dirigeant politique est inédite. Les précédents, comme la cérémonie de 2018 en Russie ou de 2022 au Qatar, avaient vu des figures du football assurer cette fonction, en présence des autorités locales.

La FIFA n'a pas encore précisé si d'autres membres de l'administration Trump participeront aux festivités, ni si le président américain prononcera un discours lors de la cérémonie de clôture. La cérémonie de remise du trophée est prévue pour le 19 juillet 2026, date de la finale qui se tiendra au MetLife Stadium, dans le New Jersey.