Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a adressé une mise en garde explicite à Cuba lors d'une visite sur la base militaire américaine de la baie de Guantánamo, dans le sud-est de l'île. Il a estimé qu'il serait « imprudent » pour le gouvernement cubain de chercher à acquérir des armements capables d'atteindre cette installation ou le territoire des États-Unis.
S'adressant aux troupes américaines stationnées sur place, le chef du Pentagone a déclaré : « Ce serait inviter le genre de confrontation non seulement qu'ils ne veulent pas, mais qu'ils ne pourraient pas soutenir. » Vêtu d'un tee-shirt vert et d'un short noir pour une séance d'entraînement physique avec les soldats, il a ajouté que « ce qui advient de l'avenir de Cuba est entre les mains... du président des États-Unis et de la direction de Cuba. »
Renforcement de la pression américaine
Cette prise de parole s'inscrit dans un contexte de durcissement de l'attitude de Washington envers La Havane. L'administration américaine a intensifié ces dernières semaines les sanctions économiques et maintenu un embargo pétrolier qualifié de « dévastateur » par plusieurs observateurs. Selon des informations de presse, le président Donald Trump aurait à plusieurs reprises laissé entendre que le régime cubain pourrait être la prochaine cible des pressions américaines, après le Venezuela.
Des informations sur des drones militaires
L'avertissement de Pete Hegseth fait suite à des révélations selon lesquelles Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires. Un média américain a rapporté que les autorités cubaines auraient récemment entamé des discussions sur l'utilisation de ces appareils pour attaquer la base navale de Guantánamo. Le secrétaire à la Défense n'a pas confirmé explicitement ces informations, mais son discours semble y faire directement écho en évoquant des « types d'armes qui pourraient atteindre cette base ou la patrie américaine. »
La base de Guantánamo, située dans le sud-est de Cuba, est un symbole des tensions entre les deux pays depuis la révolution castriste. Les États-Unis y maintiennent une présence militaire sous bail perpétuel, contesté par La Havane. Les propos de Pete Hegseth illustrent une nouvelle escalade verbale dans un climat déjà marqué par une détérioration des relations bilatérales.