Les scientifiques américains ont officiellement annoncé l'arrivée d'El Niño, jeudi 11 juin 2026, par l'intermédiaire de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (Noaa). Selon les prévisionnistes, ce phénomène climatique pourrait se hisser au rang des plus puissants jamais enregistrés depuis le début des relevés, avec une probabilité élevée qu'il « figure parmi les plus grands événements El Niño de l'histoire », ont-ils indiqué.

Les experts anticipaient depuis plusieurs mois l'émergence d'un « super El Niño » durant l'été. Les nouvelles données confirment ces projections et laissent présager une amplification des aléas climatiques, notamment des canicules, des sécheresses ou des inondations, selon les régions. L'épisode en cours devrait atteindre son apogée à l'automne ou au début de l'hiver, ont précisé les spécialistes.

Un impact probable sur les températures mondiales

Ce retour d'El Niño, qui succède à une phase La Niña, intervient dans un contexte de réchauffement climatique déjà marqué. Les scientifiques redoutent que la combinaison de ces deux facteurs ne pousse les températures globales à des niveaux inédits. Des records de chaleur pourraient être battus dans plusieurs parties du globe, avec des conséquences potentielles sur les récoltes, les ressources en eau et la santé publique.

L'organisation météorologique mondiale avait, dès le début du mois de juin, invité les gouvernements à anticiper les conséquences de ce phénomène. L'ONU, par la voix de son secrétaire général, avait appelé les États à se préparer à un « retour imminent » d'El Niño et à renforcer leurs systèmes d'alerte précoce face aux risques accrus de catastrophes naturelles.

Un phénomène surveillé de près

Les autorités américaines ont souligné que l'intensité exceptionnelle attendue justifie une vigilance renforcée. Des systèmes de surveillance océanique et atmosphérique sont déployés pour suivre l'évolution du phénomène en temps réel. Les modèles climatiques actuels suggèrent que les effets pourraient se faire sentir dès les prochaines semaines dans le Pacifique, avant de s'étendre à d'autres bassins.

Ce « super El Niño » rappelle les épisodes les plus marquants du passé, comme celui de 1997-1998 ou de 2015-2016, qui avaient provoqué des perturbations majeures à l'échelle planétaire. Les scientifiques appellent les populations et les autorités à ne pas sous-estimer les risques associés à ce type d'événement, dont la force pourrait dépasser celle des précédents.