David Lammy a déclaré avoir dit au vice-président américain JD Vance qu’il avait « tort » de lier le meurtre d’un adolescent britannique, Henry Nowak, à l’immigration massive. Lors d’un entretien téléphonique samedi, le vice-Premier ministre britannique a contesté les propos tenus par Vance sur les réseaux sociaux, estimant qu’ils étaient infondés et nuisibles au processus démocratique.

La controverse a éclaté après que Vance a publié un message affirmant que Henry Nowak serait encore en vie « si les dernières générations d’élites européennes avaient tenu bon face à la politique de haine de soi et à l’invasion massive de migrants, dont beaucoup méprisent l’Occident et ceux qui l’aiment ». Le Premier ministre Keir Starmer avait déjà réagi en suggérant que les États-Unis tentaient de s’ingérer dans la démocratie britannique.

Interrogé sur sa réaction, Lammy a confié avoir directement interpellé Vance. « J’ai dit : “Écoutez, M. le Vice-Président, vous avez tort sur ce point” », a rapporté Lammy. Il a souligné que le jeune homme était Britannique et que son meurtre n’avait aucun lien avec l’immigration. Il a également rappelé que la famille de la victime avait appelé au calme et ne souhaitait pas de division. Par ailleurs, plusieurs enquêtes sont en cours : l’autorité indépendante de plainte contre la police examine l’action des forces de l’ordre, l’inspection générale enquête sur la police du Hampshire, et le procureur général examine la peine prononcée contre le condamné.

Lammy a insisté sur le fait que le système judiciaire britannique fonctionnait correctement et que les commentaires de Vance n’étaient pas utiles. « Notre processus démocratique fonctionne bien », a-t-il déclaré. Cette conversation téléphonique illustre les tensions croissantes entre Londres et Washington sur les questions migratoires et de souveraineté.

Le vice-Premier ministre a fait ces révélations lors d’un entretien diffusé dimanche matin, où il a détaillé la teneur de ses échanges avec le vice-président. Il a répété que l’attention devait rester centrée sur le processus judiciaire et non sur des allégations non fondées concernant l’immigration.

L’affaire Henry Nowak a suscité une attention internationale, mais les responsables britanniques appellent constamment à la retenue et mettent en garde contre toute politisation du drame. L’appel au calme de la famille a été relayé par des personnalités politiques de tous bords. Le gouvernement britannique continue de suivre la situation de près, alors que les relations diplomatiques avec les États-Unis sont mises à l’épreuve par des déclarations publiques controversées.