Alors que la France connaît des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, le parti Les Écologistes a lancé une pétition nationale pour demander l'instauration d'un congé climatique de cinq jours par an. Cette initiative vise à protéger la santé des travailleurs exposés à des températures extrêmes, sans risquer leur rémunération.
« Personne ne devrait risquer sa santé simplement pour aller au travail », ont déclaré les représentants du parti, en dévoilant leur proposition. La mesure s'inspire du modèle espagnol, où un congé payé de quatre jours a été adopté en novembre 2024. Les Écologistes estiment que la France doit s'engager dans une voie similaire pour faire face aux conséquences du changement climatique.
Un dispositif calqué sur l'Espagne
Le texte de la pétition, mis en ligne en période de canicule, précise que ce congé serait utilisable lors des épisodes de forte chaleur, sans perte de salaire. L'Espagne a ouvert la voie en votant une loi qui permet aux employés de s'absenter jusqu'à quatre jours en cas d'alerte météorologique, une référence directe pour les écologistes français.
Les signataires de l'appel rappellent que les températures records observées ces dernières années ont des effets directs sur la santé : coups de chaleur, déshydratation, aggravation de pathologies chroniques. Pour le parti, il s'agit d'une question de protection des droits sociaux face aux réalités climatiques.
Une proposition qui s'inscrit dans le débat sur l'adaptation au travail
Cette initiative intervient alors que le gouvernement examine plusieurs pistes pour adapter le monde professionnel aux vagues de chaleur. Le ministre du Travail a récemment évoqué la possibilité d'ajuster les horaires, voire d'introduire des pauses supplémentaires. Le congé climatique des Écologistes va plus loin en proposant un droit opposable pour tous les salariés.
Le parti espère recueillir un nombre suffisant de signatures pour forcer un débat parlementaire. Si la pétition aboutit, elle pourrait relancer les discussions sur la façon dont les entreprises et l'État doivent protéger les travailleurs pendant les périodes de canicule.
Des réactions mitigées dans le monde économique
Les organisations patronales n'ont pas encore réagi officiellement, mais des voix s'élèvent déjà pour pointer les difficultés d'organisation, notamment dans les secteurs où le télétravail est impossible, comme le BTP ou l'agriculture. Les défenseurs de la mesure rétorquent que des aménagements existent déjà dans certains pays et que la santé des salariés doit primer.
En attendant, la pétition est accessible en ligne et le parti multiplie les interventions médiatiques pour faire connaître sa proposition. Les Écologistes comptent sur la mobilisation citoyenne pour faire du congé climatique une réalité avant la fin de la législature.