Les forces armées des États-Unis ont lancé une nouvelle série d'attaques contre l'Iran dans la soirée du mercredi 8 juillet, marquant la deuxième campagne de bombardements en moins d'un jour. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé ces opérations, précisant qu'elles visent à « dégrader davantage la capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz ».
Ces frappes interviennent au lendemain d'une première vague menée dans la nuit de mardi à mercredi, alors que les tensions entre les deux pays connaissent une escalade brutale. Le président américain Donald Trump, en marge du sommet de l'OTAN à Ankara, avait déclaré que le cessez-le-feu conclu avec Téhéran était désormais caduc. Cette annonce a ouvert la voie à une reprise des hostilités militaires.
Une justification fondée sur la sécurité maritime
Dans un communiqué officiel, le CENTCOM a affirmé que Washington entendait « tenir l'Iran pour responsable de récentes agressions injustifiées contre le transport maritime commercial ». Le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part significative du trafic pétrolier mondial, est au cœur du différend. Les autorités américaines accusent l'Iran d'avoir multiplié les actions hostiles à l'encontre des navires marchands, justifiant ainsi une réponse militaire élargie.
Les premières frappes, lancées mardi, avaient déjà ciblé des installations iraniennes, notamment dans la région de Bandar Abbas, selon des images diffusées par l'agence de presse AFP. La nouvelle vague s'inscrit dans une logique de « dégradation continue » des capacités offensives de Téhéran, sans que l'ampleur exacte des destructions n'ait été précisée.
Un contexte diplomatique explosif
La rupture de la trêve a été officialisée par Donald Trump lui-même, qui a estimé que les conditions fixées n'étaient plus respectées. Le chef de l'État américain s'exprimait en Turquie, où il participait à une réunion de l'Alliance atlantique. Si les détails des négociations antérieures n'ont pas été divulgués, cet épisode marque un tournant dans le conflit latent qui oppose les deux pays depuis plusieurs mois.
Aucune réaction de Téhéran n'a été rapportée dans l'immédiat. La communauté internationale reste en alerte face à une possible extension du conflit, susceptible de déstabiliser davantage une région déjà marquée par des tensions multiples.
Les États-Unis n'ont pas communiqué de bilan humain ou matériel, et les frappes se poursuivaient dans la nuit de mercredi à jeudi. Le CENTCOM a promis de fournir des mises à jour régulières, alors que les regards sont tournés vers les prochaines décisions de l'exécutif américain.