Une page qui se tourne définitivement

La mise à jour majeure de macOS prévue pour 2026, baptisée Golden Gate, marque un jalon historique dans la stratégie d'Apple. Selon des informations issues des laboratoires de développement de la marque à Cupertino, cette version du système d'exploitation sera la dernière à embarquer nativement le logiciel de traduction Rosetta 2. Ce dernier permettait jusqu'à présent aux utilisateurs de Mac dotés de puces Apple Silicon (M1, M2, M3 et suivantes) d'exécuter des applications écrites à l'origine pour les processeurs Intel.

La décision a été confirmée par des sources proches du dossier. Dès la prochaine version majeure, attendue pour 2027, Rosetta 2 disparaîtra complètement. Les utilisateurs qui dépendent encore de logiciels non mis à jour en version native pour Apple Silicon devront trouver une alternative ou abandonner ces programmes.

Un changement amorcé depuis 2020

Introduite en 2020 avec le lancement de la première puce Apple Silicon (M1), Rosetta 2 a servi de pont technologique pour permettre une transition en douceur. Son principe est de traduire à la volée le code machine x86 en code ARM, celui des nouvelles architectures conçues par Apple. Ce procédé, beaucoup plus performant que la première version de Rosetta utilisée lors du passage des PowerPC aux Intel, a largement contribué à la réussite de la migration.

Mais cinq ans après le début de cette transition, Apple estime que le temps est venu de tirer un trait définitif sur l'ère Intel. La société encourage les développeurs à livrer des versions compilées en natif pour ses processeurs maison.

Ce que Golden Gate apporte aux utilisateurs

Première version de macOS limitée aux seuls Mac équipés de processeurs Apple, Golden Gate introduit plusieurs fonctionnalités inédites. Parmi elles, des améliorations significatives de la gestion de la mémoire unifiée, des optimisations pour le rendu graphique via Metal, et une intégration plus poussée de l'intelligence artificielle au niveau du système. Les premiers retours d'utilisateurs en bêta évoquent des gains de performance sensibles sur les applications professionnelles lourdes, comme le montage vidéo ou la compilation de code.

Conséquences pour les professionnels

Si la nouvelle est accueillie favorablement par les adeptes de la première heure, elle suscite des interrogations dans certains secteurs où des logiciels spécialisés n'ont pas encore été portés. Les studios d'animation, les laboratoires de recherche utilisant des applications scientifiques héritées, ou encore les entreprises ayant investi dans des solutions logicielles propriétaires sous licence perpétuelle risquent de se retrouver dans l'impasse. Les experts conseillent aux utilisateurs concernés de vérifier dès à présent la disponibilité d'une version native pour Apple Silicon des logiciels qu'ils jugent critiques.

Une feuille de route claire

Apple ne semble pas vouloir faire machine arrière. La fin du support de Rosetta 2 s'inscrit dans une logique de simplification de la chaîne de compilation du système d'exploitation et de réduction des coûts de maintenance. Cela permet également aux ingénieurs de la firme d'allouer davantage de ressources à l'optimisation des performances natives et à l'intégration de nouvelles technologies, notamment dans le domaine du machine learning.

Pour les utilisateurs qui possèdent encore des Mac Intel, l'annonce n'a pas d'impact immédiat : ces machines ne pourront de toute façon pas installer macOS Golden Gate, qui requiert un processeur Apple Silicon. En revanche, ceux qui utilisent un Mac Apple Silicon devront anticiper la disparition de Rosetta 2 d'ici 2027.

Calendrier prévisionnel

macOS 27 Golden Gate sera officiellement déployé à l'automne 2026. La version destinée au grand public suivra les traditionnelles phases de bêta développeur et publique durant l'été. La prochaine mouture du système, dont le nom de code n'a pas encore filtré, sera la première totalement débarrassée de l'héritage Intel.