Le tribunal judiciaire de Marseille a repoussé à plusieurs mois l'examen d'une affaire de menaces en ligne visant un parlementaire. L'audience, qui devait se tenir dans les prochains jours, a été reportée au 21 octobre 2026, ont indiqué des sources proches du dossier.
Les poursuites concernent un individu accusé d'avoir adressé des menaces de mort au député Sébastien Delogu via le réseau social Instagram. L'élu marseillais, membre de La France insoumise (LFI), avait déposé une plainte après avoir reçu des messages jugés particulièrement alarmants.
Un contexte de tensions accrues
Cette affaire intervient dans un climat de fortes tensions politiques et sécuritaires. Les menaces en ligne contre des responsables élus se sont multipliées ces derniers mois, poussant les autorités à renforcer les dispositifs de protection et de sanction. Le parquet de Marseille avait ouvert une enquête préliminaire avant de requérir une comparution devant le tribunal.
Les détails de la procédure
Le renvoi de l'affaire n'a pas été motivé publiquement par la juridiction, mais de tels reports sont fréquents dans les tribunaux surchargés. Le prévenu, dont l'identité n'a pas été divulguée, reste présumé innocent jusqu'à la tenue de son procès. La nouvelle date d'audience, fixée au 21 octobre, permettra d'examiner au fond les faits reprochés.
Les chefs de poursuite retenus sont ceux de menaces de mort, un délit passible de plusieurs années d'emprisonnement et d'une lourde amende selon le code pénal français. La Loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) renforce également la responsabilité des plateformes en matière de signalement de contenus illicites.
Défense des élus
Sébastien Delogu, figure locale de LFI et ancien candidat aux élections législatives, avait déjà été la cible de critiques acerbes sur les réseaux sociaux. Ce type de harcèlement numérique inquiète les responsables politiques, qui appellent à une meilleure protection et à des sanctions plus fermes contre les auteurs de cyberagressions.
Le report de l'audience ne remet pas en cause les charges pesant sur le mis en cause, mais retarde le débat contradictoire sur les faits et la fixation d'une éventuelle peine.