Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a admis ce lundi un « dysfonctionnement grave des services de la justice » dans l'affaire du meurtre de Lyhanna. Cette déclaration a été faite à l'issue d'une réunion de travail réunissant l'ensemble des procureurs généraux, convoqués en urgence pour faire la lumière sur les failles ayant permis ce drame.
« Il y a eu un dysfonctionnement grave des services de la justice », a déclaré Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse. Le garde des Sceaux a employé des termes particulièrement forts, évoquant un « dysfonctionnement absolument terrifiant ». Il a également affirmé : « On aurait pu changer les choses », reconnaissant ainsi que des occasions d'intervenir en amont du drame avaient été manquées.
Le ministre a précisé que des inspections allaient être diligentées et que, selon leurs conclusions, « il pourrait y avoir des sanctions ». Il a également apporté un éclairage chiffré sur l'ampleur du phénomène des violences faites aux mineurs, indiquant que « 70.000 plaintes connues des procureurs de la République pour un délit ou un crime concernant des mineurs » sont actuellement enregistrées.
Cette réunion a été organisée alors que l'émotion est vive après la mort de Lyhanna, dont les circonstances ont mis en lumière les lacunes du suivi judiciaire. Plusieurs rassemblements sont prévus devant les tribunaux, témoignant de l'indignation suscitée par cette affaire. Les familles et associations de protection de l'enfance attendent des mesures concrètes pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise.