Un expert britannique estime avoir déterminé le lieu le plus vraisemblable où reposent les restes de Peter Falconio, le jeune randonneur britannique assassiné en juillet 2001 dans l’outback australien. Cette information surgit au moment où la police du Territoire du Nord a rendu publiques des images jusqu’alors inédites de l’enquête, vingt-cinq ans après les faits.
Peter Falconio, originaire de Huddersfield, avait été abattu d’une balle dans la tête sur une portion isolée de la Stuart Highway, près de Barrow Creek, à environ 300 kilomètres au nord d’Alice Springs. Son corps n’a jamais été retrouvé. Son meurtrier, Bradley Murdoch, emprisonné à vie, est mort l’an dernier d’un cancer de la gorge à 67 ans, sans avoir jamais révélé où il avait caché la dépouille.
Les autorités locales espèrent que la diffusion de ces photographies – dont un portrait en pied de Murdoch fixant l’objectif, des clichés de la petite amie de la victime Joanna Lees visiblement choquée après l’agression, et des images du fourgon Volkswagen orange conduit par le couple – pourra raviver des souvenirs et conduire à de nouveaux témoignages. Le commissaire de la police du Territoire du Nord, Martin Dole, a souligné que le quart de siècle écoulé constitue « une étape importante » et que cette affaire « ne pourra jamais être considérée comme close tant que les restes de Peter n’auront pas été retrouvés et que sa famille n’aura pas pu lui offrir une sépulture ».
Les faits remontent au 14 juillet 2001. Murdoch, alors âgé de 43 ans, avait doublé le véhicule des deux jeunes Britanniques en prétextant avoir vu des étincelles. Après que Falconio fut descendu du fourgon pour inspecter, Murdoch lui a tiré dans la tête. Il a ensuite ligoté Joanna Lees avec des attaches en plastique et l’a forcée à monter dans sa voiture. Celle-ci a réussi à s’enfuir et à se cacher dans les broussailles pendant plusieurs heures avant d’être secourue par deux conducteurs de camion.
Lors de son procès en décembre 2005, Murdoch a été reconnu coupable par un jury unanime du meurtre de Falconio, ainsi que de voies de fait et de tentative d’enlèvement sur Joanna Lees. Il avait toujours clamé son innocence, malgré des preuves ADN le reliant au crime, et avait tenté à deux reprises, en vain, de faire annuler sa condamnation en appel.
L’affirmation de l’expert britannique, qui n’a pas été identifié dans les informations disponibles, relance l’espoir de localiser enfin le corps de Peter Falconio. Les enquêteurs n’ont pour l’instant pas confirmé officiellement cette piste, mais le dossier reste ouvert.