Plusieurs centaines de salariés de Renault se sont réunis ce jeudi 25 juin devant le Technocentre de Guyancourt, dans les Yvelines, pour protester contre les suppressions d’emplois annoncées par la direction. Ce mouvement intervient alors que le groupe a confirmé son intention de réduire massivement ses effectifs d’ingénieurs en France d’ici 2027.
Selon les syndicats, le plan prévoit la fermeture du site d’ingénierie de Villiers-Saint-Frédéric, également situé dans les Yvelines, ainsi que la suppression de plusieurs centaines de postes d’ingénieurs. Les organisations syndicales évoquent un « plan social déguisé », estimant que ces mesures sont déguisées derrière un dispositif de départs volontaires.
Les manifestants dénoncent une stratégie qui fragilise l’emploi et l’expertise technique en France, alors que le constructeur affiche des bénéfices confortables. La direction de Renault justifie ces coupes par la nécessité de réduire les coûts et d’adapter l’entreprise à la transition vers le véhicule électrique. Un porte-parole de la CGT a déclaré que les salariés ne se laisseront pas faire et que des actions seront poursuivies dans les prochaines semaines.
Ce projet de restructuration, qui pourrait toucher entre 600 et 800 ingénieurs selon les estimations non confirmées, s’inscrit dans le cadre plus large d’une réorganisation mondiale du groupe. Les élus locaux et certains parlementaires ont également exprimé leur inquiétude face à ces suppressions, qui surviennent dans un contexte déjà tendu pour l’industrie automobile française.
La direction n’a pas commenté la mobilisation de ce jeudi. Les syndicats attendent désormais l’ouverture de négociations formelles sur les conditions de départ et les mesures d’accompagnement. Le site de Villiers-Saint-Frédéric emploie plusieurs centaines de personnes, principalement des ingénieurs et techniciens spécialisés dans la conception de véhicules.